ENVIRONNEMENT
La menace du changement climatique plane sur le monde
@Vid Infra
Par Willy MARTIAL INGÉNIEUR EN SCIENCES DU DÉVELOPPEMENT.
Le changement climatique, la pression croissante pesant sur les ressources environnementales et naturelles et une dépendance de plus en plus marquée entre la santé humaine et animale reflètent les risques systémiques complexes qui sont en train de prendre de vitesse les approches actuelles. La volonté des individus, des groupes et des gouvernements de faire respecter les engagements environnementaux récents, d’adopter les nouvelles énergies propres et de se tenir prêts dans l’éventualité de crises écologiques et environnementales imprévues mettra à l’épreuve les capacités de coopération sur les défis mondiaux à venir.
Le changement climatique . Le changement climatique engendrera des conditions météorologiques extrêmes et fera peser une grosse pression sur les hommes et les écosystèmes essentiels à leur survie, y compris les océans, l’eau douce et la biodiversité. Ce changement, en retour, aura des conséquences indirectes sur les champs du social, de l’économie, de la politique et de la sécurité. Les conditions climatiques extrêmes peuvent menacer les récoltes et augmenter la fréquence des incendies, des pannes de courant, des destructions d’infrastructures, des migrations et des épidémies de maladies infectieuses. De tels effets seront d’autant plus prononcés dans les zones vulnérables à forte concentration de population, comme les villes, les côtes et les régions en stress hydrique. Les conditions météorologiques extrêmes restent difficiles à attribuer entièrement au changement climatique, mais, selon le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), les records de température inhabituels vont être de plus en plus fréquents.
Prédictions moyennes des changements de températures à la surface de la Terre.[…]
Les émissions de gaz à effet de serre de ces dernières années ont déjà mené à une hausse globale des températures pour les vingt années à venir, et les politiques de réduction des gaz à effet de serre à présent appliquées n’y changeront rien. La plupart des scientifiques prévoient que le changement climatique exacerbera les conditions actuelles, rendant par exemple les zones chaudes et sèches encore plus chaudes et désertiques.
• Sur le long terme, le stress climatique global changera la façon dont les gens vivent, mais aussi l’endroit où ils vivent, tout comme les maladies qui les affectent. Ce stress climatique englobe la hausse du niveau des mers, l’acidification des océans, la fonte du permafrost et de la calotte glaciaire, la dégradation de la qualité de l’air, les mutations de la couverture nuageuse, et des changements soutenus dans les températures et le niveau des précipitations.
• Les modèles climatiques actuels prévoient, sur le long terme, une hausse globale sur les températures moyennes mondiales de surface, mais les climatologues mettent en garde sur le fait que des changements plus soudains et spectaculaires pourraient être possibles, étant donné la complexité du système et l’historique climatique. De tels changements affectant le climat ou les écosystèmes liés au climat pourraient avoir des conséquences tragiques sur l’économie et les milieux naturels.
Le changement climatique, qu’on parle de ses effets observables ou des prévisions, deviendra inséparable de la façon dont les humains perçoivent leur planète. De nombreux stress écologiques et environnementaux traverseront les frontières, compliquant encore l’aptitude des communautés et des gouvernements à gérer leurs effets. L’empressement à mettre en pratique ces politiques va différer selon l’intensité et la zone géographique des changements. Les citoyens des pays développés, de plus en plus conscients du phénomène, feront entendre leur voix et nous assisterons probablement à la montée d’une pression populaire pour trouver des solutions.
• L’exemple de la Chine est une mise en garde pour les pays en développement, avec une part croissante de la classe moyenne exprimant ses inquiétudes au sujet de la pollution, de la qualité de l’eau et de la longévité. Un sondage Pew de 2016 montre que la moitié des Chinois interrogés seraient prêts à échanger leur croissance économique contre une meilleure qualité de l’air.
L’Amérique latine et l’Afrique, plus inquiètes des changements climatiques que les autres régions.
Le changement climatique et les désastres naturels qui en découlent, les décisions politiques et les technologies de lutte contre la pollution créeront de nouveaux secteurs d’investissement mais également des gagnants et des perdants économiques. Un grand consultant financier prévoit que les marchés d’actions des pays développés subiront des pertes dans la plupart de leurs secteurs dans les 35 prochaines années, du fait des inquiétudes concernant le changement climatique. Cependant, la plupart de ces secteurs verront aussi les gains dus aux investissements remonter. L’agriculture, les infrastructures et l’immobilier devraient aussi remonter d’ici à 2050. Selon les organismes d’aide humanitaire et de développement du monde entier, les pertes financières dues aux sécheresses, tempêtes, inondations et incendies ont augmenté de façon limitée mais constante depuis les années 1970. Elles risquent d’augmenter plus rapidement dans les décennies à venir.
Le changement climatique va engendrer une concurrence géopolitique mais également une meilleure coopération internationale. La Chine, prête à assumer la direction du changement climatique, va probablement s’en tenir à ses engagements de Paris, mais elle serait susceptible de limiter son soutien aux organismes de contrôle pour gagner les faveurs de pays en développement comme l’Inde. Les tensions en lien avec la gestion du climat pourraient s’exacerber si certains pays tentent de manipuler les conditions climatiques mondiales grâce aux techniques de géo-ingénierie. Les recherches se basent sur des modélisations de techniques visant à altérer la température et les rythmes des précipitations en injectant des aérosols dans la stratosphère, en illuminant chimiquement les nuages marins ou en installant des miroirs en orbite dans l’espace. D’autres approches se concentrent sur les techniques consistant à retirer le dioxyde de carbone de l’atmosphère. Étant donné l’absence de normes internationales ou de régulations concernant ce type d’activités, la moindre tentative pour tester ou mettre en œuvre des techniques de géo-ingénierie à grande échelle créerait immédiatement des tensions et des inquiétudes sur les risques et potentialités de conséquences accidentelles.
ADLER , Alexandre et al 58 à 63 sur 359 PDF
Un Texte De
Willy MARTIAL
INGÉNIEUR EN SCIENCES DU DÉVELOPPEMENT.- INFORMATICIEN.- PROGRAMMEUR PC.- VÉRIFICATEUR.- CHERCHEUR EN DOCUMENTATION ÉLECTRONIQUES […]
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