Haïti / Impunité : Le retour audacieux des artisans du chaos dénoncé par Michel Soukar
Par Lorvius Charles de Gaulle
Port-au-Prince, Haïti
PORT-AU-PRINCE, 22 juillet 2026 — Les acteurs politiques et économiques ayant activement participé à la dilapidation des ressources nationales au cours des trois à quatre dernières décennies tentent un retour sur la scène publique. Ce constat alarmant suscite l’indignation de la société civile, qui refuse de voir les bourreaux de l’économie nationale se repositionner en sauveurs.
Le règne de l’impunité constitutionnelle
Lors de son intervention au Forum du Conseil de la Société Civile le mardi 21 juillet 2026, le célèbre historien et analyste politique Michel Soukar a fermement dénoncé cette audace apparente. Selon lui, ce phénomène est le produit direct de l’absence totale de justice pénale dans le pays.
« Parce qu’il y a une impunité totale qui gouverne, ils pensent qu’ils peuvent reprendre le pouvoir à nouveau », a martelé l’historien devant une assistance attentive.
Pour Michel Soukar, ce climat de tolérance face à la corruption agit comme un aimant. Il encourage les anciens dirigeants indexés dans des scandales financiers à briguer de nouveaux mandats sans craindre le moindre compte à rendre.
Un déficit de conscience citoyenne
Au-delà de la faillite institutionnelle, l’analyste a pointé du doigt une crise sociétale plus profonde : le manque de conscience civique. L’acceptation passive ou la mémoire courte d’une partie de la population face à ces dynamiques d’exploitation freine l’émergence d’une véritable alternative politique en Haïti.
Le renouvellement de la classe politique haïtienne reste donc tributaire d’un éveil collectif et d’un rejet catégorique de ceux qui ont sacrifié l’avenir du pays pour des intérêts mesquins.
Tous droits réservés.
Le Tout au Pluriel Magazine — Nous sommes vos yeux et vos oreilles.
Le tout au pluriel Magazine Magazine socio-culturel