Présidentielle au Brésil : À trois jours du second tour, un sondage donne Lula et Flávio Bolsonaro à égalité à 50 %
Par la rédaction (Avec AFP)
Publié le 22 octobre 2026 à 21h56
À moins de 72 heures du second tour de l’élection présidentielle brésilienne, l’incertitude est totale. Selon le dernier sondage de l’institut Datafolha publié ce jeudi 22 octobre, le président de gauche sortant Luiz Inácio Lula da Silva et son rival de droite Flávio Bolsonaro se trouvent désormais à une égalité parfaite, crédités chacun de 50 % des intentions de vote valides.
Cette enquête d’opinion redonne de l’espoir au camp de Lula. Arrivé deuxième au premier tour le 4 octobre dernier avec 45 % des suffrages contre 47 % pour le fils de l’ex-président d’extrême droite, le chef de l’État sortant enregistre une dynamique de remontée progressive. Il y a une semaine encore, l’écart le séparant du sénateur conservateur était de deux points.
Une égalité technique dans un pays polarisé
Si l’on comptabilise l’ensemble des personnes interrogées, Flávio Bolsonaro obtient 47 % et Lula 46 % (avec 5 % de votes blancs ou nuls et 2 % d’indécis). Compte tenu de la marge d’erreur de deux points de l’institut Datafolha, les deux adversaires se situent dans une situation de quasi-égalité technique, confirmée également par d’autres instituts comme Quaest.
• Pour Lula da Silva (Gauche) : Après une campagne de premier tour jugée
« désorganisée » par son propre camp, la gauche tente de reprendre l’offensive en mobilisant massivement ses militants dans la rue et sur les réseaux sociaux.
• Pour Flávio Bolsonaro (Droite) : Le sénateur de 45 ans, qui cherche à marcher dans les pas de son père Jair Bolsonaro, conserve une base électorale solide en misant sur un programme de privatisations, de lutte contre la criminalité et de défense des valeurs conservatrices.
Guerre juridique et accusations d’ingérence
Ce sprint final se déroule dans un climat de tension extrême, marqué par une féroce bataille judiciaire. Les deux équipes de campagne ont déposé des recours croisés devant le Tribunal supérieur électoral (TSE).
Le camp de Lula accuse le géant de la tech Meta (Facebook, Instagram, WhatsApp) de « manipulation algorithmique » au profit de la droite, ce qui a poussé la justice brésilienne à sommer l’entreprise américaine de garantir l’égalité de traitement entre les candidats sous peine de lourdes amendes. De son côté, Flávio Bolsonaro accuse le président sortant d’« abus de pouvoir » pour avoir diffusé des contenus promotionnels gouvernementaux sur WhatsApp en pleine période électorale.
Le scrutin de ce dimanche, qui appellera 158,7 millions de Brésiliens aux urnes, s’annonce comme l’un des plus serrés de l’histoire moderne du pays.
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