Haïti – 1er novembre : Entre mémoire, résilience et l’urgence de la sécurité
Par Harry Espoir Michel
Journaliste, Directeur de Le Tout au Pluriel Magazine
PORT-AU-PRINCE — En ce 1er novembre, la mémoire des disparus réunit de nombreuses familles haïtiennes, au pays comme dans la diaspora, dans le respect des croyances de chacun. Ce temps fort du calendrier spirituel et culturel prend une résonance particulièrement profonde cette année, alors que le pays traverse des moments charnières de son histoire.
Dans une société haïtienne profondément éprouvée par la persistance de la violence et la douleur des séparations, ce moment de recueillement dépasse le simple cadre de la tradition. Il s’impose désormais comme un espace de solidarité essentiel pour soutenir les personnes endeuillées, souvent isolées par les crises ou les vagues d’exil.
Face aux défis multiples, le devoir de mémoire se transforme en un acte de résilience collective. Transmettre les souvenirs des êtres chers est une nécessité pour préserver l’identité et le tissu social de la nation. Au-delà du deuil, cette journée de commémoration sonne comme un rappel pressant : celui de l’urgence absolue de défendre le droit fondamental de chaque citoyen à vivre en sécurité.
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