Clôture du mois langue et Culture créoles:
Université Populaire des Pâlmes invoque la thèse de la Décolonisation du système éducatif haïtien pour le développement endogène d’Haïti.
La Culture et la langue créoles sont des richesses inépuisables. Elles sont autosuffisantes pour le développement des Communautés créolophones.
» Kreyól la se pou nou, ann itilize l pou n devlope peyi nou ».
C’est en ces thèmes que l’Université Populaire des Palmes a clôturé le mois de la langue et la culture créoles ce samedi 31 Octobre 2026, á Léogâne.
En Haïti, l’état doit s’efforcer á décoloniser le système éducatif du pays. Le français est une langue étrangère et coloniale. Il serait toujours mieux d’enseigner les jeunes dans leur langue maternelle.
Enseigner en créole ne veut pas dire rejeter la langue française et les autres langues étrangères. Mais plutôt , de permettre aux jeunes de s’approprier de sa culture dès leur plus tendre enfance.
L’oraliture joue un rôle important dans la transmission de savoir chez les jeunes et ça commence á la maison.
En Haïti, á la maison , on ne parle presque pas le français. Donc, la langue française représente une barrière entre les établissements scolaires et les foyers. Tandis que, la maison doit être la continuité de l’école.
Le pire, dans les écoles congréganistes, on punit les élèves qui parlent le créole sur la cour de l’école. L’enseignement en créole est interdit dans les salles de classe.
Dans certaines écoles, la culture créole est totalement marginalisée. Les filles ne peuvent pas se coiffer en mode Afro-caraïbéen.
Les livres d’histoire racontent des histoires étrangères et des contes anglossaxonnes ou occidentales.
Tandis que, les histoires locales sont négligées.
En Haïti, la culture haïtienne n’est pas intégrée au sein du système éducatif haïtien.
Par exemple, dans les marchés publics et á la maison, on utilise comme des unités de mesure, la marmite, les glosses, les Goblets et autres. Pourtant á l’école, on parle de kilogramme, de livre, de mettre cube, etc….
C’est un non sens, l’enfant va á l’école pour apprendre les faits sociaux.
En Haïti, les enfants connaissent par coeur tous les auteurs de la littérature française de toutes les périodes. Tandis que, les auteurs contemporains de la littérature haïtienne ne sont pas étudiés. Les Franck Etienne, Lyonel Trouillot, Kettly Mars, Mackenzy Orcel, Yanick Lahens, sont négligés.
En Haïti, on apprend aux enfants les 4 saisons de l’année, tandis que les jeunes ne peuvent pas faire la différence entre la saison pluvieuse et la saison sèche par rapport á la production agricole.
En art dramatique, les pièces de théâtre de Théodor Beaubrun ( Langlichat) , de Papa Pierre, de Frédéric Marcelin, de Rassoul Labichin, de Hervé Denis ne sont pas étudiées.
Les classiques de la musique haïtienne ne sont pas étidiées et analysées. Les succès des Frères de Jean, de Boulot Valcourt, de Dypi Express, Tabou Combo, de Système Band, de Tropicana, de Septen, Shleu Shleu, de Méridional des Cayes, Skah Shsh, de la Culture rara á Léogâne sont négligés.
C’est la base de l’acculturation de la société haïtienne, on n’apprend pas aux jeunes á aimer les choses du terroir.
On dit souvent que la jeunesse haïtienne est en panne de modèle. Tandis que, les éminentes personnalités d’Haïti ne sont pas honorées.
Est-ce qu’on produit des ouvrages sur la vie de Leslie F. Manigat, de René Théodor, de Gérard Pierre Charles, de Serge , de Pasteur Sylvio Claude, etc.?
C’est dans tous les domaines, on a tendance á négliger les productions créoles.
Dans la mode, pourquoi les écoles nationales ne portent pas les vêtements afro-caraïbéens?
On n’apprend pas aux jeunes á confectionner des vêtements locaux, des chaussures locales, des bijoux , etc.
Au lieu d’apprendre aux jeunes les danses étrangères, pourquoi on ne donne pas la propriété á la danse folklor, aux danses traditionnelles?
Donc, dans le cadre de la clôture du mois de la langue et la culture créoles ce samedi 31 Octobre 2026, l’Université Populaire des Palmes invoque la thèse de la Décolonisation du système éducatif haïtien pour un développement endogène en Haïti.
» Kreyól la se pou nou, ann itilize l pou n devlope peyi nou ».
Rédaction :
Ulysse Jean Chenet
(509) 4183 9811/ 4458 0309
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