À PROPOS DE L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DES NATIONS UNIES
ABC : ATIZAN BON CHANJMAN
Surnommée le « parlement de l’humanité », elle est la seule instance où les 193 États membres siègent sur un pied d’égalité.
Créée en 1945 par 51 États fondateurs, dont Haïti, l’Assemblée générale a tenu sa première session à Londres le 10 janvier 1946.
L’Assemblée générale des Nations Unies (AGNU) dispose de pouvoirs définis par la Charte (articles 9 à 22). Elle peut :
· Discuter et recommander sur toute question internationale ;
· Élire les membres non permanents du Conseil de sécurité ;
· Nommer le Secrétaire général, sur recommandation du Conseil ;
· Approuver le budget et répartir les contributions des États membres ;
· Adopter des résolutions à la majorité simple ou des deux tiers pour les questions importantes.
Ses résolutions ont valeur de recommandation : non contraignantes juridiquement, contrairement à celles du Conseil de sécurité.
Le fonctionnement de l’AGNU repose sur des règles de vote précises.
· Les décisions importantes, paix, sécurité, admission de nouveaux membres, budget, se prennent à la majorité des deux tiers. Les autres, à la majorité simple. Certaines peuvent être adoptées sans vote, par consensus ou acclamation.
Ces résolutions, même sans force juridique obligatoire, portent le poids de l’opinion mondiale et l’autorité morale de la communauté internationale.
Le cas des résolutions contre l’embargo américain sur Cuba
Depuis 1992, l’AGNU adopte chaque année une résolution « Nécessité de mettre fin au blocus économique, commercial et financier imposé par les États-Unis d’Amérique contre Cuba ». Présentée par Cuba, elle condamne l’embargo en vigueur depuis 1962.
Un soutien international massif mais non contraignant
Les votes sont presque unanimes :
· 2024 : 187 voix pour, 2 contre (États-Unis, Israël) et 1 abstention ;
· 2025 : 165 voix pour, 7 contre et 12 abstentions.
Ce soutien écrasant reflète le rejet quasi général de cette politique. Cependant, ces résolutions restent symboliques et sans répercussions pratiques directes, car non contraignantes.
L’inefficacité s’explique principalement par :
· Absence de pouvoir coercitif : l’AGNU ne peut obliger un État à modifier sa politique. Seul le Conseil de sécurité peut imposer des sanctions contraignantes. Les États-Unis, forts de leur droit de veto, mènent aussi des campagnes pour décourager les soutiens, accusant Cuba de soutenir la guerre de Russie contre Ukraine.
L’importance et les limites de l’Assemblée générale
L’AGNU offre une tribune unique où chaque État, quelle que soit sa puissance, peut s’exprimer. Elle a impulsé des avancées majeures : Déclaration universelle des droits de l’homme (1948), résolution « Union pour le maintien de la paix » (1950), Objectifs de développement durable (2015).
Ses résolutions ne sont pas contraignantes, le Conseil de sécurité pouvant bloquer ses actions conformément à l’article 12 de la Charte.
Synthèse
L’Assemblée générale est le cœur démocratique de l’ONU, où chaque nation compte, même si son pouvoir reste moral et politique.
En somme, l’AGNU est une tribune morale puissante, mais son manque de pouvoir exécutif la rend dépendante de la bonne volonté des États, surtout des grandes puissances dotées du droit de veto.
Le siège de l’ONU est à New York depuis 1952.
La partie principale des sessions annuelles se déroule de septembre à décembre.
Par
Evans PAUL
ABC : ATIZAN BON CHANJMAN
Delmas, Haïti
Samedi 26 septembre 2026
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