**ADRESSE A LA NATION DU RDNP À L’OCCASION DU NOUVEL AN!*
L’état lamentable de notre pays dû à une crise multidimensionnelle à laquelle il fait face depuis des décennies et qui s’est aggravée au cours ces trois dernières années, ne doit pas nous empêcher, à l’aube de cette nouvelle année, d’adresser à vous, mes compatriotes, les vœux traditionnels du Rassemblement des démocrates nationaux progressistes (RDNP) de paix, de santé et de prospérité. Et ce, malgré cette désespérance qui nous accable et qui pousse certains d’entre nous à abandonner le combat salvateur pour la rédemption de notre petite patrie.
L’année 2023 a été particulièrement cruelle en termes de pertes en vies humaines fauchées par l’insécurité. Comment faire renaître l’espérance en 2024? Cette transition chaotique, qui nous a amenés à cette désespérance collective, ne doit pas durer. Depuis vingt neuf (29) mois, la nation expérimente une transition qui n’a ni agenda ni limite alors que l’Accord du 21 décembre 2022 avait prévu un ensemble d’actions à réaliser et un délai à cette période intérimaire, laquelle devait aboutir à l’installation de nouveaux élus en 2024. Le chronogramme d’actions prévues par cet accord auquel le RDNP est lié, qui prévoyait l’organisation d’élections générales par lesquelles le peuple pourrait librement choisir ses dirigeants, n’a pas été respecté.
Seul le HCT a été mis en place mais malheureusement placé en situation de dysfonctionnement. Cette situation revèle notre incapacité d’agir ensemble dans un contexte exceptionnellement grave où il fallait, tous ensemble, faire le plein de compétences pour jubuler cette crise qui a atteint son paroxysme. Mais les haines et la jalousie des élites contre le beau et l’intelligence les poussent à se positionner en faveur du mal et de l’indécence. Sans frein ni contre-pouvoirs, le pouvoir du Premier ministre est total. Le risque de l’autoritarisme est bien présent avec ce mode de gouvernance sans modération.
L’Accord du 21 décembre 2022 qui avait au début suscité un peu d’espoir et bénéficié d’un momentum favorable, a échoué à cause de l’inaction de l’équipe gouvernementale en place, trop soucieuse de sauvegarder les privilèges de toutes natures. Pourtant, si cette solution politique obtenue par une majorité d’acteurs importants était appliquée, elle aurait pu permettre au pays de retrouver un minimum de sérénité et de stabilité pour avancer sur la voie d’un retour à la normalisation de la vie institutionnelle et politique du pays.
La non application de cet accord est le fait des manigances de ceux qui nous gouvernent et de certains acteurs insensibles à la souffrance du peuple. Plus enclins à la défense d’intérêts égoïstes, ces politiciens sans foi ni loi ne souhaitaient que mettre en place leur propre régime de facto afin d’avoir un contrôle total et absolu de l’État. À la veille de la nouvelle année et à l’approche de la date du 7 février 2024, cette situation place le pays dans une dangereuse désolation politique et institutionnelle dans laquelle les échéances, les engagements et les dates n’ont plus leur sens.
Tout le monde a sa part de responsabilité. Sous la houlette de la communauté internationale, le pouvoir et l’opposition se sont donnés des rendez-vous pendant toute une année à la recherche d’un accord politique plus élargi mais cette stratégie non seulement n’a pas donné les résultats escomptés mais a anéanti toutes les chances d’appliquer les dispositions de l’Accord du 21 décembre 2022.
Du fait du non respect des échéances que nous nous sommes données, aujourd’hui nous sommes dans l’incertitude la plus totale. Quoiqu’il en soit, le RDNP souhaite que l’année 2024 ne soit pas celle du renouvellement de la bêtise qui va encore une fois prolonger la souffrance du peuple haïtien mais celle de patriotes soucieux de l’intérêt national. C’est dans ce sens que notre parti prône l’ouverture et est disposé à travailler avec d’autres formations politiques et organisations de la société civile pour trouver une solution politique dans laquelle les différentes sensibilités politiques peuvent se retrouver. Les magouilles et les tergiversations politiques ont fait leur temps. Nous devons décider ensemble maintenant. Les échecs répétés de la CARICOM dans la recherche d’une solution à la crise doivent nous convaincre de trouver entre Haïtiens une sortie heureuse pour toutes parties concernées par la crise.
Le RDNP fait appel au patriotisme de tous. L’insécurité grandissante dépouille Haïti de ses ressources humaines les plus qualifiées. Le pays devient de plus en plus pauvre à cause de l’hémorragie de notre matière grise. Seul un changement véritable dans la direction du pays avec une nouvelle équipe gouvernementale inclusive peut susciter l’espoir et un regain d’intérêt chez les citoyens qui souhaitent encore rester au pays.
Nous le répétons : la mise en place d’un véritable gouvernement de transition pour une courte durée est nécessaire si ses taches essentielles consistent à créer les conditions pour l’organisation des élections. La transition politique doit une situation passagère et non une technique de captation en douce du pouvoir au service d’intérêts mesquins. Le pays a déjà fait le choix de la démocratie. Mais une transition ayant à sa tête une équipe compétente et honnête pourrait être une opportunité à saisir afin de résoudre certains problèmes qui ne peuvent plus attendre, dont la sécurité, l’organisation des élections et la relance économique.
Dépourvue de bilan, l’équipe actuelle au pouvoir depuis 29 mois restera-t-elle au pouvoir après le 7 février 2024? Le Premier ministre s’octroira-t-il un mandat présidentiel sans l’assentiment du peuple?
La réponse à ces questions dépend de ce que veulent les Haïtiens et les Haïtiennes et de leur capacité à forger des ententes durables et productives. Quoiqu’il en soit, nous du RDNP, nous sommes dans la concertation avec d’autres acteurs nationaux et nos partenaires de la communauté internationale, pour trouver et jeter les bases d’une solution politique qui marchera.
L’histoire du RDNP qui est celle de la qualité et de l’excellence, une rencontre entre plusieurs génerations de progressistes et de patriotes, un parti de cadres et de masses, ouvre, en cette fin d’année, ses portes aux jeunes émergents, universitaires, entrepreneurs et aux travailleurs, Le parti fait appel à ces derniers pour grossir ses rangs, y apporter leur savoir et leur savoir-faire afin de pouvoir changer la vie en Haïti.
Que l’année 2024 soit pour chacun de nous une année d’espérance !
Ensemble, ensemble, ensemble jusqu’à la victoire finale!
Pour la Commission Interimaire du RDNP
Vagner Edouard, Président a.i
Delmas, le 1er janvier 2024
TOUS DROITS RÉSERVÉS
[email protected]
téléphone 50948438136.
LE TOUT AU PLURIEL MAGAZINE
NOUS SOMMES VOS YEUX ET VOS
OREILLES.LA NATION DU RDNP À L’OCCASION DU NOUVEL AN!*
L’état lamentable de notre pays dû à une crise multidimensionnelle à laquelle il fait face depuis des décennies et qui s’est aggravée au cours ces trois dernières années, ne doit pas nous empêcher, à l’aube de cette nouvelle année, d’adresser à vous, mes compatriotes, les vœux traditionnels du Rassemblement des démocrates nationaux progressistes (RDNP) de paix, de santé et de prospérité. Et ce, malgré cette désespérance qui nous accable et qui pousse certains d’entre nous à abandonner le combat salvateur pour la rédemption de notre petite patrie.
L’année 2023 a été particulièrement cruelle en termes de pertes en vies humaines fauchées par l’insécurité. Comment faire renaître l’espérance en 2024? Cette transition chaotique, qui nous a amenés à cette désespérance collective, ne doit pas durer. Depuis vingt neuf (29) mois, la nation expérimente une transition qui n’a ni agenda ni limite alors que l’Accord du 21 décembre 2022 avait prévu un ensemble d’actions à réaliser et un délai à cette période intérimaire, laquelle devait aboutir à l’installation de nouveaux élus en 2024. Le chronogramme d’actions prévues par cet accord auquel le RDNP est lié, qui prévoyait l’organisation d’élections générales par lesquelles le peuple pourrait librement choisir ses dirigeants, n’a pas été respecté.
Seul le HCT a été mis en place mais malheureusement placé en situation de dysfonctionnement. Cette situation revèle notre incapacité d’agir ensemble dans un contexte exceptionnellement grave où il fallait, tous ensemble, faire le plein de compétences pour jubuler cette crise qui a atteint son paroxysme. Mais les haines et la jalousie des élites contre le beau et l’intelligence les poussent à se positionner en faveur du mal et de l’indécence. Sans frein ni contre-pouvoirs, le pouvoir du Premier ministre est total. Le risque de l’autoritarisme est bien présent avec ce mode de gouvernance sans modération.
L’Accord du 21 décembre 2022 qui avait au début suscité un peu d’espoir et bénéficié d’un momentum favorable, a échoué à cause de l’inaction de l’équipe gouvernementale en place, trop soucieuse de sauvegarder les privilèges de toutes natures. Pourtant, si cette solution politique obtenue par une majorité d’acteurs importants était appliquée, elle aurait pu permettre au pays de retrouver un minimum de sérénité et de stabilité pour avancer sur la voie d’un retour à la normalisation de la vie institutionnelle et politique du pays.
La non application de cet accord est le fait des manigances de ceux qui nous gouvernent et de certains acteurs insensibles à la souffrance du peuple. Plus enclins à la défense d’intérêts égoïstes, ces politiciens sans foi ni loi ne souhaitaient que mettre en place leur propre régime de facto afin d’avoir un contrôle total et absolu de l’État. À la veille de la nouvelle année et à l’approche de la date du 7 février 2024, cette situation place le pays dans une dangereuse désolation politique et institutionnelle dans laquelle les échéances, les engagements et les dates n’ont plus leur sens.
Tout le monde a sa part de responsabilité. Sous la houlette de la communauté internationale, le pouvoir et l’opposition se sont donnés des rendez-vous pendant toute une année à la recherche d’un accord politique plus élargi mais cette stratégie non seulement n’a pas donné les résultats escomptés mais a anéanti toutes les chances d’appliquer les dispositions de l’Accord du 21 décembre 2022.
Du fait du non respect des échéances que nous nous sommes données, aujourd’hui nous sommes dans l’incertitude la plus totale. Quoiqu’il en soit, le RDNP souhaite que l’année 2024 ne soit pas celle du renouvellement de la bêtise qui va encore une fois prolonger la souffrance du peuple haïtien mais celle de patriotes soucieux de l’intérêt national. C’est dans ce sens que notre parti prône l’ouverture et est disposé à travailler avec d’autres formations politiques et organisations de la société civile pour trouver une solution politique dans laquelle les différentes sensibilités politiques peuvent se retrouver. Les magouilles et les tergiversations politiques ont fait leur temps. Nous devons décider ensemble maintenant. Les échecs répétés de la CARICOM dans la recherche d’une solution à la crise doivent nous convaincre de trouver entre Haïtiens une sortie heureuse pour toutes parties concernées par la crise.
Le RDNP fait appel au patriotisme de tous. L’insécurité grandissante dépouille Haïti de ses ressources humaines les plus qualifiées. Le pays devient de plus en plus pauvre à cause de l’hémorragie de notre matière grise. Seul un changement véritable dans la direction du pays avec une nouvelle équipe gouvernementale inclusive peut susciter l’espoir et un regain d’intérêt chez les citoyens qui souhaitent encore rester au pays.
Nous le répétons : la mise en place d’un véritable gouvernement de transition pour une courte durée est nécessaire si ses taches essentielles consistent à créer les conditions pour l’organisation des élections. La transition politique doit une situation passagère et non une technique de captation en douce du pouvoir au service d’intérêts mesquins. Le pays a déjà fait le choix de la démocratie. Mais une transition ayant à sa tête une équipe compétente et honnête pourrait être une opportunité à saisir afin de résoudre certains problèmes qui ne peuvent plus attendre, dont la sécurité, l’organisation des élections et la relance économique.
Dépourvue de bilan, l’équipe actuelle au pouvoir depuis 29 mois restera-t-elle au pouvoir après le 7 février 2024? Le Premier ministre s’octroira-t-il un mandat présidentiel sans l’assentiment du peuple?
La réponse à ces questions dépend de ce que veulent les Haïtiens et les Haïtiennes et de leur capacité à forger des ententes durables et productives. Quoiqu’il en soit, nous du RDNP, nous sommes dans la concertation avec d’autres acteurs nationaux et nos partenaires de la communauté internationale, pour trouver et jeter les bases d’une solution politique qui marchera.
L’histoire du RDNP qui est celle de la qualité et de l’excellence, une rencontre entre plusieurs génerations de progressistes et de patriotes, un parti de cadres et de masses, ouvre, en cette fin d’année, ses portes aux jeunes émergents, universitaires, entrepreneurs et aux travailleurs, Le parti fait appel à ces derniers pour grossir ses rangs, y apporter leur savoir et leur savoir-faire afin de pouvoir changer la vie en Haïti.
Que l’année 2024 soit pour chacun de nous une année d’espérance !
Ensemble, ensemble, ensemble jusqu’à la victoire finale!
Pour la Commission Interimaire du RDNP
Vagner Edouard, Président a.i
Delmas, le 1er janvier 2024
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