AFFAIRES JUDICIAIRES | HAÏTI Affaire Cantave : le cri d’alarme de 195 avocats pour l’indépendance de la justice

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Affaire Cantave :
le cri d’alarme de 195 avocats pour l’indépendance de la justice

Plus de 195 avocats ont signé une pétition exigeant du Conseil supérieur du pouvoir judiciaire (CSPJ) le réexamen immédiat du dossier de certification du magistrat Jean Léonard Rodolphe Cantave. Dans une démarche collective inédite initiée ce jeudi 8 octobre 2026, la corporation accorde un délai de 72 heures à l’organe de contrôle pour statuer. Un dossier brûlant qui pose à nouveau la question de la transparence et de l’indépendance de la magistrature haïtienne.

Une corporation unie contre l’arbitraire
Dans un pays plongé dans une crise

systémique où les institutions publiques vacillent, le corps des avocats a décidé de faire bloc. Selon les informations parvenues à notre rédaction, ce collectif s’insurge contre la tournure prise par le processus de certification du juge Jean Léonard Rodolphe Cantave.

Présenté par ses pairs comme un magistrat intègre, honnête et rigoureusement attaché à l’application impartiale de la loi, le juge Cantave cristallise aujourd’hui les espoirs d’une corporation en quête de justice équitable. Pour ses soutiens, ce dossier mérite une réévaluation approfondie, menée dans le respect absolu des procédures légales et des garanties fondamentales dues à tout magistrat.

« Les procédures d’évaluation doivent être conduites dans la transparence la plus totale afin de préserver la crédibilité de l’appareil judiciaire haïtien. »

Un ultimatum de 72 heures sous observation

Les pétitionnaires ne se contentent pas de protester ; ils fixent un cap temporel. Ils réclament une décision claire, motivée et assortie des dispositions nécessaires pour permettre le retour du magistrat à ses fonctions sous 72 heures, sous réserve du respect des conditions légales.
Le regard de la rédaction : Si cet ultimatum de 72 heures traduit l’extrême urgence et la colère légitime des professionnels du droit, il convient de préciser qu’aucune disposition légale n’oblige formellement le CSPJ à statuer dans ce délai précis.
Il s’agit avant tout d’une pression politique et morale exercée par la corporation.

Le CSPJ face au défi de la transparence

Au-delà du cas individuel du juge Cantave, c’est le fonctionnement même du Conseil supérieur du pouvoir judiciaire qui est mis sur la sellette. Dans les colonnes de notre magazine, les signataires rappellent les exigences de leur charte déontologique :

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* Imperméabilité aux pressions : Le CSPJ doit statuer à l’abri des interférences politiques.

* Objectivité : L’évaluation des magistrats doit reposer sur des critères vérifiables et non sur des dynamiques d’influence.
* Lutte contre les irrégularités : Assurer la régularité des certifications pour restaurer la confiance citoyenne.
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La justice, clé de voûte de l’État de droit
Pour les initiateurs de cette pétition, le constat est sans appel :

Haïti ne pourra sortir de sa crise multidimensionnelle sans une justice forte, crédible et équitable. Le renforcement des institutions passe par la responsabilisation de tous les acteurs et l’éradication du favoritisme.
L’affaire Jean Léonard Rodolphe Cantave pourrait bien marquer un tournant historique dans les relations entre la magistrature debout, assise, et son organe de tutelle. Le CSPJ est désormais face à ses responsabilités.

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Harrys Michel
À propos de : Michel Hary Espoir - Formation : Licencié en Communication sociale - Profession : Professeur de Communication sociale, Journaliste, Animateur culturel, Analyste - Responsabilités : PDG du magazine Le Tout au Pluriel - Domaines d'expertise : Politique, Kabbalistes, Travail social - Contact : - Email : [email protected] - Téléphone : +509 48 43 81 36 / +509 55 48 92 39
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