CE QUE JE PENSE
NÉCESSAIRE CONVENTION DE RAPATRIEMENT
Par Pierre Robert Auguste
Sur radio Méga de mon estimable ami et confrère Alex Saint Surrin, j’ai fait ressortir au fringant animateur de l’émission Carrefour Jonas Derisca l’urgente nécessité pour les haïtiens de conclure avec les américains sous l’empire de la protection des investissements étrangers pour protéger les biens et les avoirs des émigrés haïtiens menacés par la déportation. Dommage! Ils n’ont pas de gouvernement réel.
Même si leur situation relève de la casuistique, la communauté internationale ne saurait ignorer en leur faveur l’applicabilité des usances et principes de tout APIE ( accord de protection des investissements étrangers) comme:
– la sécurité pleine et entière des biens acquis
– la non-discrimination de traitement
– le libre transfert
– l’indemnité prompte, adéquate et effective en cas de dépossession
– le recours à l’arbitrage si persistent des différends
Tout gouvernement responsable, conscient de la dignité de son peuple, devrait prendre l’initiative de proposer de pareils arrangements et reconnaître son devoir de rapatrier les ressortissants de son pays dans des conditions qui n’affectent pas leur dignité personnelle. Il aurait eu le souci d’instruire les consulats haïtiens aux Etats -Unis de former une commission avec des personnalités crédibles et de solliciter les bons offices d’un comité bipartisan ( démocrate et républicain) de congressmen pour faciliter une opération délicate, complexe à laquelle le sentiment raciste du président Trump ajoute une virulence ,une connotation impitoyable qui bouleverse la conscience du monde civilisé. Aucune puissance économique mondiale, même les États-Unis, n’aurait pu absorber facilement plus de 300,000 de leurs émigrés.
Il ne s’agit pas de commisération,ni de compassion ardemment recherchées. Il s’agit de planification à inscrire dans le registre de la coopération internationale entre personnes et nations civilisées.
La communauté internationale ne peut se survivre sans sentiment de justice, sans sens de l’équité, sans respect des valeurs créées pour rendre la civilisation humaine plus effective, plus vivable. C’est un cas de conscience qui interpelle le Conseil de Sécurité de l’ONU, les membres du Haut-Commissariat aux Réfugiés, à ceux qui disent ,qui croient que l’Occident est porteur de valeurs morales de l’éminence de la dignité humaine, du respect du droit. A condition de le prouver qu’elles sont universelles, qu’elles ne sont pas créées pour rabaisser et humilier les noirs dont les premiers authentiques restent les haïtiens. Ils sont aujourd’hui plus de 300,000 aux Etats-Unis. Ils attendent que la conscience du monde se manifeste juste envers eux pour avoir crû que le refuge, ou abri contre le malheur imminent, est un droit humain respectable.
Gonaïves le 3O juillet 2026
Pierre Robert Auguste
Le tout au pluriel Magazine Magazine socio-culturel