CE QUE JE PENSE
PETITES IDÉES FIDÈLES AU GRAND JEAN PRICE MARS
Par Pierre Robert Auguste
Invité par le Rectorat de l’UPAG à participer de l’animation des débats sur l’oeuvre du Grand Jean Price Mars pour son tricinquentenaire de naissance, je me retrouve amusé de l’emphase avec laquelle la Commission nationale de coopération avec l’UNESCO et le Ministère de l’éducation nationale et de la formation professionnelle exhorte à des activités commémoratives autonomes.
Encore des mots grandiloquents. Toujours creux. Véritablement inconsistants.
Au-delà de ces épanchements peu sincères, un tantinet démagogiques, oublie-t-on qu’à Grande Rivière du Nord , où fut né ce géant intellectuel du monde noir, rien ne l’immortalise à l’attention des générations? Des membres de sa lignée honorable végètent dans des conditions précaires Pourquoi,pour l’occasion, ne pas contracter, notamment avec C3 éditions, la réédition subventionnée des deux ouvrages pertinents et eclairants du Dr Jean Price Mars, AINSI PARLA L’ONCLE et LA VOCATION DE L’ELITE, pour stopper le bovarysme systémique des oligarques et profiteurs de la politique et de l’économie ? Pourquoi ne pas réunir des intellectuels haitiens, littérateurs, historiens, sociologues, ethnologues à présenter la pensée pricemarsienne en un ouvrage financièrement soutenu?
Tout cela ne suffirait, ne suffira pas. Il est temps d’éterniser la civilisation haïtienne dans des oeuvres architecturales grandioses . A Grande Rivière du Nord, Jean Price Mars mérite un mausolée qui doit être élevé dans un jardin botanique autour d’un centre culturel à sa mémoire.
» Nous n’aurons de chance d’etre nous-mêmes que si nous ne répudions aucune part de l’héritage ancestral »
Ainsi parla l’oncle.
Ainsi ,comme dignes neveux et nièces , Gonaives Debout se bat pour l’amenagement du musée de l’HOMME NOIR dans les parages de la cité de l’independance. Dommage qu’on soit aujourd’hui tout au début à déplorer un grave mensonge à la jeunesse de cette vaillante historique ville emblématique. Sollicitée par Gonaives Debout,la Direction générale de l’ENARTS n’a pas tenu sa promesse d’ouvrir son annexe aux Gonaives malgré l’offre hospitalière crûe généreuse du Rectorat de l’UPAG. Frustrer la jeunesse, lui enlever le droit à l’espoir c’est émonder l’héritage ancestral.
La jeunesse gonaivienne a droit à l’ENARTS
Gonaives le 30 octobre 2026
Pierre Robert Auguste
Le tout au pluriel Magazine Magazine socio-culturel