Crise en Haïti : Des figures de l’opposition dénoncent l’échec de la transition et appellent à l’aide internationale
Trois leaders politiques majeurs, Moïse Jean-Charles, Dieuseul Simon Desras et Jonas Coffy, ont formellement alerté la communauté internationale sur l’échec de la transition actuelle menée par le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé. Dans une lettre ouverte conjointe adressée aux Nations unies (ONU), à l’Organisation des États américains (OEA) ainsi qu’au corps diplomatique accrédité à Port-au-Prince, les signataires tirent la sonnette d’alarme face à la dérive institutionnelle qui menace l’avenir immédiat de la nation.
Un constat d’échec sécuritaire et électoral
Selon les termes de cette correspondance particulièrement sévère, les promesses fondamentales de la période de transition n’ont pas été tenues. Les trois dirigeants politiques pointent du doigt deux manquements critiques :
* Une faillite sécuritaire chronique :
La détérioration continue de la sécurité publique paralyse les activités quotidiennes et maintient la population sous l’emprise de l’instabilité.
* Un blocage électoral total : Le processus devant mener au rétablissement de l’ordre démocratique est aujourd’hui à l’arrêt, interdisant toute perspective de scrutin
à court terme.
Les signataires qualifient explicitement la gouvernance de l’équipe d’Alix Didier Fils-Aimé de « dérive du processus de transition », estimant que l’exécutif actuel a perdu sa capacité à redresser le pays.
Le 7 juin 2026 : Le compte à rebours est lancé
L’élément central de cette démarche politique réside dans l’urgence du calendrier. Les auteurs de la lettre présentent l’échéance du 7 juin 2026 comme une date charnière et décisive pour Haïti.
Face à ce qu’ils considèrent comme une impasse inévitable, Moïse Jean-Charles, Dieuseul Simon Desras et Jonas Coffy sollicitent une intervention immédiate et coordonnée des instances internationales. Pour l’opposition, l’implication active des partenaires multilatéraux avant cette date butoir constitue le dernier rempart pour éviter un vide institutionnel majeur et une aggravation de la crise humanitaire et sécuritaire.
Reste désormais à savoir comment l’ONU, l’OEA et les chancelleries étrangères réagiront à cet appel pressant, alors que la transition haïtienne traverse l’une de ses zones de turbulences les plus critiques.
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