CAP-HAÏTIEN – L’annonce d’une assistance financière de 250 000 gourdes par famille de victime, faite par le délégué départemental du Nord, a provoqué une vague d’indignation. Loin d’apaiser la douleur, cette mesure est perçue comme un manque de respect envers la mémoire des disparus.
L’incompréhension et la colère règnent au sein des familles touchées par le récent drame survenu à la Citadelle. Alors que le deuil est encore vif, l’intervention du délégué départemental du Nord, visant à annoncer le soutien financier de l’État, a mis le feu aux poudres.
Une offre jugée dérisoire
Selon les déclarations de l’autorité
départementale, le gouvernement haïtien prévoit d’octroyer une enveloppe de 250 000 gourdes à chaque famille de victime. Si cette somme est présentée par les autorités comme un geste d’accompagnement, elle est qualifiée de « dérisoire » et d’« insultante » par les proches des défunts.
Pour beaucoup, ce montant ne reflète en rien la gravité de la tragédie ni les besoins réels de familles souvent laissées sans ressources après la perte d’un être cher.
Un cri de colère contre l’État
Au-delà du montant, c’est la gestion même de la crise qui est pointée du doigt.
Les familles déplorent que l’accent soit mis sur une transaction financière plutôt que sur un véritable accompagnement psychologique, une prise de responsabilité claire ou des réformes de sécurité sur les sites historiques.
« On ne peut pas mettre un prix sur la vie de nos parents », a laissé entendre un proche, joint par les médias locaux. Ce sentiment de révolte témoigne d’une rupture de confiance profonde entre la population du Nord et les représentants de l’exécutif.
Vers une intensification des tensions ?
Cette réaction épidermique met le gouvernement dans une position délicate. Alors que la situation reste tendue dans le département, les autorités devront revoir leur stratégie de communication et d’indemnisation pour éviter que cette frustration ne se transforme en un mouvement de protestation plus large.
Pour l’heure, les familles demandent plus que de simples annonces : elles réclament justice, dignité et un soutien à la hauteur de la perte immense qu’elles ont subie.
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