États-Unis
Élection présidentielle aux États-Unis :
Joe Biden lance sa campagne avec Donald
Trump dans le viseur
Le président américain tentera de lancer sa campagne avec un grand discours ce vendredi pointant les risques que fait peser Donald Trump sur la démocratie, trois ans après l’assaut du Capitole.
Par Le Parisien avec AFP
Le président américain Joe Biden, candidat à sa réélection, est au coude-à-coude dans les sondages avec Donald Trump. REUTERS / Leah Millis
À 300 jours de l’élection présidentielle américaine, Joe Biden lance sa campagne ce vendredi avec un grand discours qui s’annonce à charge contre Donald Trump. Le président devait prendre la parole samedi, trois ans jour pour jour après l’attaque du Capitole par des partisans de Donald Trump qui tentaient d’empêcher la certification de la victoire de Joe Biden, mais la date a été avancée à cause d’une prévision de tempête.
Le démocrate de 81 ans, au coude-à-coude ou juste derrière l’ancien président dans les derniers sondages et présenté comme un défenseur de la démocratie, devrait présenter son rival républicain comme une menace pour la nation. Déjà dans le premier clip de sa campagne, sorti jeudi et qui sera diffusé pour la première fois à la télévision samedi, met en garde contre la menace « extrême » pour la démocratie en diffusant des images de l’attaque du Capitole du 6 janvier 2021.
La cheffe de l’équipe de campagne de Joe Biden, Julie Chavez Rodriguez, a estimé que le discours électoral tenu par le président il y a quatre ans, selon lequel il menait une « bataille pour l’âme de l’Amérique », était plus pertinent que jamais. « La menace que Donald Trump a fait peser en 2020 sur la démocratie américaine n’a fait que s’aggraver au cours des années qui ont suivi », a-t-elle déclaré dans un communiqué.
Des discours dans des lieux symboliques
Le lieu choisi par Joe Biden pour son discours de vendredi est symbolique : Valley Forge, en Pennsylvanie, un site historique de la guerre d’indépendance des États-Unis. Le lieu a vu George Washington, le premier président américain, rassembler les forces militaires qui luttaient contre l’empire britannique il y a près de 250 ans.
« Nous avons choisi Valley Forge car George Washington y a unifié les colonies », a déclaré le directeur adjoint de l’équipe de campagne, Quentin Fulks. « Puis il est devenu président et il a établi le fondement de la transition pacifique du pouvoir – ce que Donald Trump et les républicains ont refusé de faire. »
Les efforts pour donner de l’élan à sa campagne se poursuivront lundi lors d’un déplacement dans une église de Caroline du Sud où un suprémaciste blanc a tué par balle neuf Afro-Américains en 2015.
Cote de popularité en baisse
Cette volonté d’accélération de la campagne de Joe Biden intervient après les critiques de certains démocrates qui estiment qu’elle a démarré trop lentement. Le président n’a pas réussi à convaincre les électeurs que l’économie s’améliorait malgré des chiffres favorables, de nombreux Américains pâtissant toujours des coûts élevés de l’alimentation et du logement.
La cheffe de l’équipe de campagne de Joe Biden, Julie Chavez Rodriguez, a estimé que le discours électoral tenu par le président il y a quatre ans, selon lequel il menait une « bataille pour l’âme de l’Amérique », était plus pertinent que jamais. « La menace que Donald Trump a fait peser en 2020 sur la démocratie américaine n’a fait que s’aggraver au cours des années qui ont suivi », a-t-elle déclaré dans un communiqué.
« Nous avons choisi Valley Forge car George Washington y a unifié les colonies », a déclaré le directeur adjoint de l’équipe de campagne, Quentin Fulks. « Puis il est devenu président et il a établi le fondement de la transition pacifique du pouvoir – ce que Donald Trump et les républicains ont refusé de faire. »
Les efforts pour donner de l’élan à sa campagne se poursuivront lundi lors d’un déplacement dans une église de Caroline du Sud où un suprémaciste blanc a tué par balle neuf Afro-Américains en 2015.
Autres épines dans le pied du démocrate : l’immigration et le casse-tête de la frontière mexicaine, le soutien à la guerre d’Israël contre le Hamas qui divise son parti ou encore le Congrès qui bloque sa demande de fonds supplémentaires à l’Ukraine. Le refus de Joe Biden de mentionner les multiples affaires judiciaires de Donald Trump, pour ne pas donner l’impression d’influencer le système judiciaire, l’a aussi privé de l’une de ses principales armes contre le milliardaire républicain.
Mais la principale faille de Joe Biden reste probablement son âge. Ses quelques chutes et maladresses de langage sont scrutées à la loupe. Donald Trump, qu’il a battu en 2020, le devance dans plusieurs sondages récents, et Joe Biden connaît la pire cote de popularité pour un président en exercice lors du mois de décembre précédant une élection. « Si l’élection avait lieu demain, le président Biden perdrait », a déclaré à l’AFP William Galston, expert à la Brookings Institution.
Les primaires destinées à investir le candidat républicain ne commencent que le 15 janvier avec le caucus de l’Iowa. Mais l’ancien président surpasse largement ses adversaires, Nikki Haley et Ron DeSantis, dans les sondages.
Un Texte de
Le Parisien avec AFP.
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