Haïti Gestion pénitencière :
» Le Pénitencier national
d’Haïti, pire qu’une Porcherie « .
La Prison civile de Port-au-Prince qui est le plus grand centre carcéral du pays a été construite pour environ 500 détenus.
A l’époque, l’environnement était bien entretenu et bien aéré.
Avec l’explosion démographique de Port-au-Prince depuis après la chute du régime dictatorial des Duvalier, le Centre ville de la capitale d’Haïti devient tout bonnement, un méga bidonville entouré de petits quartiers populaires.
Cette explosion démographique entraîne une transformation sociale, économique, politique et culturelle de la région Métropolitaine de Port-au-Prince. D’où vient le phénomène de banditisme que connait le pays actuellement.
A part, la surpopulation et les constructions anarchiques qui surplombent la ville de Port-au-Prince, les mauvaises mœurs et les mauvaises pratiques de vie quotidienne s’y implantent aussi.
De là, effectivement s’il y avait réellement une politique d’aménagement du territoire et de contrôle de la démographie du pays. L’état haïtien aurait dû prendre toutes les mesures nécessaires pour transférer et reconstruire le pénitencier national dans un autre endroit plus approprié.
Malheureusement, ceci n’a pas été fait. Aujourd’hui, la prison civile de Port-au-Prince connait une surpopulation et devient incontrôlable. Parce que, les normes de construction et de gestion pénitencière ne sont pas à la portée du plus grand centre carcéral du pays communément appelé » Pénitencier national d’Haïti » qui n’est pas digne d’être comparé à une Porcherie moderne de nos jours.
Comme justification, le Mouvement Point Final présente dix éléments à prendre en compte dans le cas de Pénitencier national d’Haïti :
1) Position géographique :
Un centre carcéral de si grande envergure ne devait pas être construit dans un environnement pareil entouré des maisons, des maisonnettes, des boutiques et des garages.
2) Gestion pénitencière :
La gestion pénitencière est une spécialité de la police administrative et juridique. Il y a tout un savoir faire et d’expertise y relative.
3) Soins médicaux :
Un centre carcéral de si grande envergure doit avoir une polyclinique bien entretenue et bien équipée avec des spécialistes. Dans le cas du pénitencier national d’Haïti, c’est beau à voir. Un petit cabinet médical dépourvu de tout.
4) Assainissement :
C’est terrible de voir le niveau d’insalubrité à l’ intérieur du pénitencier national d’Haïti. Les déchets polluants et nauséabonds avec des odeurs fétides qui entravent la bonne respiration des détenus, des visiteurs et des employés. Conséquence, des maladies respiratoires, spécialement de la tuberculose qui tue en qualité les détenus.
5) Démographie :
La surpopulation carcérale au Pénitencier national d’Haïti défraie la Chronique depuis des lustres. L’état haïtien, les organisations des droits humains et les ONG Internationales n’ont rien fait pour résoudre cette question sur plusieurs aspects. Surtout, en matière de la détention préventive prolongée. 70% des détenus ne devraient pas être là. C’est vraiment injuste de garder des êtres humains dans une telle situation, c’est déjà une violation des droits des prisonniers, tandis que la prison est faite pour punir et corriger et non pas pour maltraiter et d’ailleurs, en Haïti, la peine de mort est abolie, tandis que, quand on envoie une personne au Pénitencier national d’Haïti, c’est comme une peine de mort infligée à la personne.
6) Justice :
La gestion administrative du Pénitencier national d’Haïti est déjà une injustice. Sans parler de la question de détention préventive prolongée et les abus d’autorité et de pouvoir. Les prisonniers politiques, etc…
7) Loisirs :
Une personne condamnée, ne veut pas dire que cette personne n’a pas le droit aux loisirs, à l’éducation et à la formation professionnelle. C’est l’attribution même d’un centre d’incarcération. La correction, le redressement, la rééducation et la réinsertion sont des prérogatives fondamentales d’un centre carcéral. Là à côté de nous en République Dominicaine, on le fait. Et, pourtant, chez nous, c’est le contraire. On a aucun respect pour le respect de la vie de la personne humaine.
8) Droits humains :
La question de droits humains en général en Haïti est une affaire banale. Tous les éléments des droits humains sont baffoués en Haïti, voir pour le droit des détenus. Les arrestations sont faites dans n’importe quelle condition. Les gens n’ont pas d’accès à une assistance légale. La justice coûte vraiment chère et aux plus offrants. Donc, en matière de droits humains, les centres carcéraux d’Haïti sont des jungles. Où la raison du plus fort est toujours la meilleure.
9) Alimentation, Eau et Hygiène :
Par rapport à ces 3 éléments indispensables à la vie humaine, les prisons en Haïti sont pires que n’importe quelle Porcherie moderne. Les aliments sont contrôlés dans les Porcheries modernes. L’eau est traitée et en quantité. L’hygiène est à un niveau optimal. Tandis qu’au pénitencier national d’Haïti. On donne n’importe quoi à manger aux détenus. L’eau potable est un luxe et l’accès aux intrants à l’hygiène ne sont pas à la portée des détenus. Pas de question de blocs sanitaires. Les besoins physiologiques se font à…..
10) Réinsertion et rééducation :
Après des années d’empoisonnement, la personne pour retrouver sa vie normale doit être rééduquée et réinsérée. Malheureusement, ce chapitre n’existe pas en Haïti, c’est la raison pour laquelle, on assiste souvent à des cas de récidivistes qui sont l’une des causes flagrantes de l’explosion démographique des centres carcéraux d’Haïti et spécialement le pénitencier national qui dans une situation très chaotique et même pire qu’une Porcherie moderne.
Ulysse Jean Chenet
Coordonnateur général du Mouvement Point Final
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