Haïti-Libre opinion: <
Le 13 décembre dernier, j’ai lu sur les réseaux sociaux une note de désespoir bourrée d’incohérences titrée: position des parties prenantes au consensus du 11 mars 2024 et signataires de l’accord du 3 avril 2024 sur la situation du pays où, une frange importante de la classe politique haïtienne a fait appel au renfort de l’ingérence en recourant à la Caricom dans le but de briser les efforts de consensus en cours visant à rétablir la paix publique, la sécurité et le retour à l’ordre constitutionnel.
D’abord dans cette note on peut remarquer que plusieurs personnalités sans qualités pour engager des groupes politiques l’ont signé. Donc l’idée c’est toujours créer des cahos politico-économiquement rentables.
Ces acteurs là demandent d’écarter les conseillers accusés de corruption et demandent en même temps la dissolution du conseil.
Ils questionnent la l’égalité du nouveau premier ministre et son gouvernement et demandent également sous une forme voilée un remaniement ministériel pour faire leur rentrée.
Quelle incohérence !!!!
Quelle absence de magnanime !!!!!
Ces affamés de pouvoir qui luttent sans pitié contre le bien-être collectif du peuple, qui œuvrent pour échouer cette transition et créer une nouvelle transition avec un président venant de la cour de cassation, une juridiction de justice qui ne devait pas se mêler à des batailles politiques, qui malheureusement n’a jamais rappelé à ces personnalités politiques qui complottent en sa faveur qu’elle est une juridiction de justice et ses membres ne peuvent en aucun cas des protagonistes politiques.
La constitution de 1987 amendée a écartée la cour de cassation comme institution qui pourrait combler les vacances présidentielles pour éviter toute participation active des magistrats dans les activités politiques par rapport à des précédents nuisibles.
Il faut être d’accord si on cherche l’impartialité la cour de cassation ne peut pas être le choix.
L’institution qui s’est récemment impliquée dans un scandale de coup d’état, est désormais un organe trop intéressé à la vie politique active pour le confier la mission de nous retourner à la normale sans de graves conséquences.
Finalement, si avec ce conseil qui regroupe la majorité des acteurs on ne peut pas réussir à rétablir la confiance, cette classe politique doit tirer sa révérence.
La crise créée à partir de l’affaire de la BNC n’est autre qu’un signe de désintérêt au progrès d’Haïti.
NOU BOUKE!
Par: Dr. Guitto JEAN, Pou yon lòt sidès.
NOU PAP BAY VAG !
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