Haïti–OEA : environnement, jeunesse et sécurité, les trois piliers d’une stabilisation durable
Par Jod Fednel Honorat
La stabilisation d’Haïti ne se limite pas à la lutte contre l’insécurité. Elle passe également par la création d’emplois, la protection de l’environnement et la reconstruction du tissu social. C’est dans cette perspective que le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé a rencontré, le 8 octobre 2026, Mark Lambrides, directeur du Département du développement durable de l’Organisation des États américains (OEA).
Au cœur des échanges : le projet « Territoires propres, sûrs et résilients », qui prévoit des interventions dans cinq départements, notamment en matière de gestion des déchets, de reforestation communautaire et de formation d’au moins 2 000 jeunes leaders.
Cette initiative représente une opportunité de mobiliser la jeunesse autour du développement durable, tout en favorisant la création d’emplois et le renforcement de la cohésion sociale. Elle pourrait également contribuer à créer des conditions plus favorables au retour des familles déplacées par l’insécurité.
Toutefois, entre les annonces et les résultats, le chemin reste à parcourir.
Le financement, le calendrier d’exécution et la transparence dans la mise en œuvre seront déterminants pour assurer la réussite du programme.
Haïti n’a pas seulement besoin de projets ambitieux, mais d’actions concrètes capables de transformer le quotidien de sa population. La protection de l’environnement, l’insertion des jeunes et la stabilisation des territoires doivent désormais se traduire par des résultats mesurables et durables.
L’enjeu est clair : faire de cette coopération entre Haïti et l’OEA un véritable levier de développement au bénéfice des communautés.
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