Haïti-Politique : Chroniques d’un Effondrement
Les Nouvelles Séquences du
Gouvernement Marionnette
d’Alix Didier Fils-Aimé.
Le rideau est tombé sur les festivités carnavalesques, laissant derrière lui le goût amer d’une diversion éphémère. Alors que les échos des décibels s’estompent, la réalité brutale reprend ses droits. Sous la direction d’Alix Didier Fils-Aimé, Haïti s’enfonce dans une nouvelle séquence où l’indécence politique le dispute à l’horreur sécuritaire. Analyse d’un État en décomposition programmée.
L’Ombre du Crime et le Retour des Seigneurs de Guerre
Le constat est sans appel :
le kidnapping, loin d’être contenu,
a atteint des sommets vertigineux. Dans les quartiers de Port-au-Prince et au-delà, les bandits reprennent méthodiquement du terrain, forts d’une impunité qui semble garantie par l’inertie, sinon la complicité, du pouvoir en place. Plus grave encore, le « droit de cité » accordé aux groupes armés, déjà perceptible lors des récentes festivités, s’institutionnalise. Pendant que les seigneurs de guerre paradent, les déplacés internes continuent de gémir dans la promiscuité des camps, entre boue et mépris, et nos femmes et filles restent les cibles systémiques d’une violence sexuelle utilisée comme arme de guerre.
La Cour du Roi Alix : Entre Vassalité et Recyclage
À la Villa d’Accueil, le spectacle est celui d’une foire d’empoigne. La liste des flatteurs et des vassaux s’allonge à perte de vue. Pour remplacer « les encombrants » du régime précédent, les reniements se multiplient à une vitesse record. On assiste à un recyclage
effréné de la classe politique :
nouveaux accords, nouvelles alliances de circonstance, mais toujours les mêmes visages avides.
Certaines plumes, jadis acérées, se sont taries faute d’encre (ou par l’odeur de l’argent), et des micros autrefois tonitruants se sont soudainement adoucis. Derrière les portails de la Primature, on ne discute pas de l’intérêt national, mais de la découpe du « gâteau » budgétaire.
Le Pillage Systématisé : Le Triomphe de l’Oligarchie
Les déchépiyè (pilleurs) de l’administration ont augmenté leurs mises. Les fonds du Conseil Présidentiel de Transition (CPT), ajoutés aux circuits habituels du détournement, font de la corruption actuelle un record historique. Ce n’est plus une gestion publique, c’est une curée.
Le « vrai patron » — cette oligarchie prédatrice — a désormais la main basse totale sur les lambeaux de l’économie nationale. Parallèlement, le pillage sans restriction des ressources de notre sous-sol s’accélère, sous le regard complice d’un gouvernement « poltron » dont la seule mission est de servir ses maîtres extérieurs et intérieurs.
Des Perspectives Sombres : Ni Sécurité, Ni Élections
Il ne faut pas se leurrer sur les intentions réelles de ce gouvernement marionnette. Sous le règne de Didier Fils-Aimé, les résultats attendus sont déjà là :
Démantèlement accéléré de ce qui reste de l’appareil étatique.
Alignement total des intellectuels de pacotille et des organisations opportunistes (abolotyo).
Paupérisation extrême de la classe moyenne, aujourd’hui exsangue.
Déshumanisation totale des couches populaires, livrées à elles-mêmes.
Pendant ce temps, la diaspora, pivot de notre résilience, est réduite à une nostalgie douloureuse, spectatrice impuissante du dépeçage de sa terre natale.
Le verdict est clair : avec Alix Didier Fils-Aimé, Haïti ne se dirige ni vers la sécurité, ni vers des élections crédibles. Elle s’enfonce dans une nuit profonde où seuls les complices du régime trouvent leur compte, pendant que le peuple, lui, continue d’être sacrifié sur l’autel de la cupidité.
MPM.
19/02/2026
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