Haiti-Presse/Scandale à Port-de-Paix : Peut-on servir deux maîtres à la fois ?

Haiti-Presse/Scandale à Port-de-Paix : Peut-on servir deux maîtres à la fois ?

L’affaire Yvenert Doreste fait l’effet d’une bombe dans le paysage médiatique du Nord-Ouest. Entre journalisme et communication politique, la collision était inévitable. En refusant de couvrir l’insalubrité de Port-de-Paix pour protéger son poste à la mairie, le journaliste pose une question brutale : la presse locale est-elle à vendre ou au service du peuple ?

Par Harry Joseph Charles
Port de paix

Le décor est planté : une pluie battante, des rues jonchées de détritus et un directeur de média, Osias « Feckymix » Balmy, qui demande des comptes au nouveau cartel municipal. Mais au sein de Média Tout Kote (MTK), la machine grippe. Le journaliste désigné, Yvenert Doreste, refuse de sortir. La raison ? On ne filme pas les failles de celui qui paie ses fins de mois.

Le masque tombe

L’aveu est tombé comme un couperet : Doreste ne peut pas enquêter sur la mairie, car il en est l’attaché de presse. Un aveu de culpabilité professionnelle qui a sidéré sa direction. Comment un journaliste peut-il prétendre informer la population avec impartialité tout en étant salarié par l’institution qu’il est censé surveiller ?

Pour Feckymix, la sanction est une question de survie pour la crédibilité de MTK.
« On ne peut pas porter deux chapeaux aussi contradictoires en secret », s’insurge la direction. En cachant son double jeu, le journaliste n’a pas seulement commis une faute professionnelle ; il a trahi le contrat de confiance qui lie un média à son public.

Journaliste ou propagandiste ?

Cette affaire lève le voile sur une pratique gangrenante : le mélange des genres. Quand un micro devient le prolongement d’une administration, ce n’est plus de l’information, c’est de la propagande.
Yvenert Doreste a choisi son camp : celui du silence institutionnel plutôt que celui du terrain. Ce refus d’exécuter un reportage sur la rue Dumarsais Estimé est le symbole d’une presse prise en otage par les intérêts politiques.

Un avertissement pour la profession

L’éthique n’est pas un luxe, c’est une nécessité. Ce conflit à Port-de-Paix doit servir de détonateur. Soit le journaliste est un contre-pouvoir, soit il est un agent de relations publiques. Prétendre être les deux à la fois est une imposture que le public ne peut plus tolérer.

La sanction est tombée. Mais au-delà du cas Doreste, c’est tout le système du
« journalisme alimentaire » qui est aujourd’hui sur le banc des accusés.

Par Harry Joseph Charles
Port de paix

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Harrys Michel
À propos de : Michel Hary Espoir - Formation : Licencié en Communication sociale - Profession : Professeur de Communication sociale, Journaliste, Animateur culturel, Analyste - Responsabilités : PDG du magazine Le Tout au Pluriel - Domaines d'expertise : Politique, Kabbalistes, Travail social - Contact : - Email : [email protected] - Téléphone : +509 48 43 81 36 / +509 55 48 92 39
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