KENSCOFF SANS DÉFENSE : Le RNDDH dévoile l’effroyable bilan de deux massacres oubliés

KENSCOFF SANS DÉFENSE : Le RNDDH dévoile l’effroyable bilan de deux massacres oubliés

Par la Rédaction — Le Tout au Pluriel Magazine
Publié le : 17 septembre 2026

Rubrique : Société & Droits Humains

PORT-AU-PRINCE — Entre larmes, silences et abandons, la commune de Kenscoff panse des plaies béantes. Un nouveau rapport d’enquête du Réseau national de défense des droits humains (RNDDH) jette une lumière crue sur l’horreur vécue par les résidents au cours de l’été 2026. Le bilan est lourd, effroyable : au moins 164 personnes assassinées, 23 blessées et 71 enlevées. Au-delà des chiffres, c’est le procès d’une faillite sécuritaire d’État que dresse l’organisme.

Une stratégie de la terreur : Les chiffres de l’horreur

Les attaques armées perpétrées en juillet et en août 2026 à Kenscoff n’ont pas seulement visé des territoires ; elles ont fauché des vies de manière indiscriminée. Les données collectées par les enquêteurs du RNDDH révèlent une cruauté sans nom où les populations les plus vulnérables ont payé le prix fort.

Parmi les 164 victimes mortelles, l’organisation a formellement répertorié :

* 36 femmes arrachées à leurs proches,
* 7 enfants au futur brisé,
* 21 personnes âgées de 65 à 90 ans, exécutées sans défense.

À ce macabre décompte s’ajoutent 71 cas d’enlèvements contre rançon et des dizaines de blessés par balles. Un climat de terreur absolue qui a provoqué l’exode massif de centaines de familles, désormais déplacées et privées de tout.

« Comment expliquer qu’au moment même où la menace se précise, les forces de l’ordre se retirent ? » — La question centrale soulevée par l’enquête du RNDDH.

Chronique d’un carnage annoncé :
Les failles du dispositif

Le volet le plus accablant du rapport concerne la gestion institutionnelle de la crise. Selon le RNDDH, le drame aurait pu — et aurait dû — être évité. Le responsable du commissariat local avait en effet formellement anticipé les assauts et réclamé à plusieurs reprises des renforts auprès de sa hiérarchie bien avant le massacre des 23 et 24 août.

La réponse du haut commandement ? Une incompréhensible retraite. Non seulement les renforts n’ont jamais été envoyés, mais les effectifs policiers sur place ont été réduits d’environ 60 %. Une démobilisation qui s’apparente, pour les défenseurs des droits humains, à un abandon pur et simple de la population civile face à la fureur des gangs.

L’urgence de rendre des comptes

Face à ce fiasco sécuritaire, le RNDDH ne se contente pas de compter les morts ; il exige des comptes et demande des actions immédiates aux autorités :

1. Établir les responsabilités individuelles et institutionnelles au sein de la chaîne de commandement de la Police Nationale d’Haïti (PNH).
2. Diligenter une enquête approfondie sur les défaillances flagrantes et suspectes du dispositif de sécurité à Kenscoff.
3. Déployer une assistance humanitaire, médicale et psychologique d’urgence pour soutenir les survivants et accompagner les familles déplacées.

À l’heure où nous publions ces lignes, les autorités étatiques s’enferment dans le silence. Aucun bilan officiel n’a encore été partagé pour confirmer ou infirmer les conclusions glaçantes de cette enquête de terrain.

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Harrys Michel
À propos de : Michel Hary Espoir - Formation : Licencié en Communication sociale - Profession : Professeur de Communication sociale, Journaliste, Animateur culturel, Analyste - Responsabilités : PDG du magazine Le Tout au Pluriel - Domaines d'expertise : Politique, Kabbalistes, Travail social - Contact : - Email : [email protected] - Téléphone : +509 48 43 81 36 / +509 55 48 92 39