L’Éviction de Jacques Ader : Quand la Compétence devient une Menace pour le Statu Quo.
Par l’Ing. Pollyx PAUL
Citoyen engagé, Fils de l’Artibonite
En procédant récemment à la révocation ou au transfert de Monsieur Jacques Ader, les décideurs actuels n’ont pas simplement déplacé un cadre de l’administration. Ils ont envoyé un signal sans équivoque à la nation entière : en Haïti, la compétence dérange, la rigueur inquiète et l’intégrité fait peur.
Le paradoxe du mérite
Il est ironique de constater que plus
un serviteur de l’État s’impose par ses résultats et sa capacité de travail, plus il semble devenir une cible pour ceux qui pilotent le pays à travers des manœuvres obscures. Cette décision administrative ne révèle pas une faille chez l’homme, mais souligne plutôt la gêne de ses auteurs face à l’excellence.
Comme le souligne John C. Maxwell dans sa théorie du « 360° Leader », Jacques Ader a su incarner ce leadership d’influence capable d’agir depuis le centre (Lead from the middle). En tentant de l’affaiblir, ses détracteurs n’ont réussi qu’à mettre en lumière ses mérites exceptionnels, le propulsant paradoxalement sous les projecteurs de l’estime publique.
Une politique de « bas étage »
Nous assistons, une fois de plus, à l’application de méthodes d’un autre âge — une politique de « kanivo » faite de règlements de comptes déguisés et d’opérations commandées par la crainte de voir émerger des leaders libres et respectés. Le masque tombe : le peuple voit désormais clairement que l’appareil d’État est trop souvent utilisé pour protéger des intérêts mesquins plutôt que pour servir le bien commun.
L’héritage de l’Artibonite comme boussole
Pour nous, héritiers de la terre de Dessalines le Grand, de Léon Dumarsais Estimé et de Nissage Saget, l’heure n’est ni à la résignation, ni à la confusion. Nous savons reconnaître un homme de devoir. À Monsieur Jacques Ader, nous adressons une fière chandelle de reconnaissance. Qu’il poursuive sa route la tête haute, fort du sentiment du devoir accompli. L’honneur d’un homme ne dépend pas du bon vouloir des manœuvriers de l’ombre, mais de
l’empreinte indélébile qu’il laisse dans la conscience collective.
La facture de l’histoire
Que les « démolisseurs » et les éternels « Conzé » ne s’y trompent pas : la République observe, le pays apprend et l’histoire, souveraine, finit toujours par présenter la facture.
Nous restons lucides et déterminés, la tête altière, sur les sentiers tracés par nos prestigieux ancêtres. Car si l’injustice semble régner aujourd’hui, n’oublions jamais : « Yon JOU l ap JOU
e JOU sa a la. »
Par l’Ing. Pollyx PAUL
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