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L’odieux business de l’insécurité : 54 millions de dollars volés chaque mois au peuple haïtien

L’odieux business de l’insécurité : 54 millions de dollars volés chaque mois au peuple haïtien

Par Duclos Béni soit

Port-au-Prince, Haïti

PORT-AU-PRINCE, Haïti

L’insécurité en Haïti n’est pas une fatalité culturelle, c’est une entreprise criminelle hautement planifiée. Derrière le calvaire quotidien de la population du Grand Sud se cache une mafia maritime qui s’engraisse de manière éhontée.

Selon les révélations fracassantes du syndicaliste Duclos Bénissoit, les « nèg bato » (les barons du transport maritime) brassent la somme astronomique de 54 millions de dollars américains par mois sur le dos d’un peuple déjà exsangue.

Le racket maritime : Une mise à mort économique

Pour fuir la terreur des routes terrestres, les commerçants n’ont d’autre choix que de se jeter dans la gueule des requins du transport maritime. Traverser de « Kè Kolon » à Miragoâne est devenu un racket institutionnalisé. Les tarifs imposés relèvent de la pure cruauté économique :

* 1 200 à 1 500 dollars américains pour les trajets standards.
* Jusqu’à 3 000 dollars américains pour un seul camion de marchandises.

Ce ne sont pas des frais de transport, c’est une taxe de survie exorbitante. Ce hold-up à ciel ouvert asphyxie les petits commerçants et fait grimper en flèche le prix de la nourriture, condamnant des millions de familles à la faim.

Le mythe de « Viv Ansanm » brisé : L’insécurité a des maîtres

Cette complicité financière prouve une vérité aveuglante : le blocage de la route du Grand Sud n’est pas le simple fait des bandits de la coalition « Viv Ansanm ». L’insécurité a des maîtres, des bénéficiaires en col blanc qui s’enrichissent massivement grâce au chaos. Ce business de la détresse humaine démontre que le maintien du blocage routier est délibéré. Tant que les routes seront coupées, les coffres-forts de ces profiteurs de crise continueront de se remplir.

Le silence coupable de l’État : Jusqu’à quand ?

Face à ce pillage organisé, le silence des autorités n’est plus de l’impuissance, il ressemble à de la complicité. Le peuple haïtien interpelle directement les responsables de ce désastre :

* La Primature de la République d’Haïti doit cesser les discours stériles et libérer immédiatement le pays de ce siège économique.

* La Police Nationale d’Haïti (PNH) doit reprendre le contrôle du territoire national, sur terre comme sur mer, pour briser ce monopole criminel.
* Le Ministère de la Justice et de la Sécurité Publique (MJSP) a l’obligation morale et légale de traquer, d’arrêter et de juger ces sangsues qui s’enrichissent sur la misère publique.

Il est temps de dire d’arrêter les frais. L’insécurité ne cessera que lorsque le business de l’insécurité sera détruit. La résistance économique du Grand Sud commence maintenant.

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Harrys Michel
À propos de : Michel Hary Espoir - Formation : Licencié en Communication sociale - Profession : Professeur de Communication sociale, Journaliste, Animateur culturel, Analyste - Responsabilités : PDG du magazine Le Tout au Pluriel - Domaines d'expertise : Politique, Kabbalistes, Travail social - Contact : - Email : [email protected] - Téléphone : +509 48 43 81 36 / +509 55 48 92 39
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