MOYEN-ORIENT ET AFRIQUE DU NORD.

MOYEN-ORIENT ET AFRIQUE DU NORD.

« VID INFRA »

Willy MARTIAL INGÉNIEUR EN SCIENCES DU DÉVELOPPEMENT.- INFORMATICIEN.- PROGRAMMEUR PC.- VÉRIFICATEUR.- CHERCHEUR EN DOCUMENTATION ÉLECTRONIQUES […] Le 2-01-2024 à 4:51 12’’portable : (+509) 33216857

“@Des problèmes plus difficiles à venir “

Moyen-Orient et Afrique du Nord. Globalement, toutes les tendances de la région pointent dans la mauvaise direction. La permanence des conflits, l’absence de réformes politiques et économiques menacent les efforts de réduction de la pauvreté, l’une des réussites de la région. La dépendance aux ressources et à l’aide internationale a maintenu les élites au pouvoir, même quand celles-ci avaient nui à l’autonomie des populations en inhibant les marchés, l’emploi et le capital humain. Les prix du pétrole ne retrouveront probablement pas leurs niveaux du boom pétrolier et la plupart des gouvernements devront réduire leurs dépenses. Dans le même temps, les réseaux sociaux ont offert aux populations de nouveaux outils pour exprimer leur mécontentement. Des groupes religieux conservateurs, liés aux Frères musulmans ou à des mouvements chiites, et des organisations fondées sur l’ethnicité, comme celles centrées sur l’identité kurde, se présentent en alternatives crédibles à l’incompétence des gouvernements de la région. De tels groupes organisent souvent de meilleurs services sociaux que les États et leurs plateformes politiques rencontrent un écho important dans des populations généralement plus conservatrices que les élites politiques et économiques de la région.

• Perspectives : En l’absence de contrôle, ces tendances renforceront encore les divisions. L’influence islamiste s’accentuera probablement, réduisant ainsi la tolérance et donc la présence de minorités, créant ainsi les conditions de nouveaux mouvements migratoires. Les risques d’instabilité dans les pays arabes comme l’Égypte ou même l’Arabie saoudite risquent de contraindre les dirigeants à conserver le pouvoir par la force, une tentation en contradiction avec les tendances de démocratisation, de libre flux d’information et de réduction de la pauvreté facilitées par les nouvelles technologies. À l’inverse, à condition qu’elle offre plus de stabilité et un meilleur partage des richesses, la transition démocratique serait susceptible de constituer un modèle alternatif. Les progrès concernant la réduction de la pauvreté, l’éducation, l’égalité homme-femme dans certaines zones de la région ont été amorcés, profitant du nombre croissant de jeunes bientôt en âge de travailler.

Sur le plan géopolitique, les nombreuses crises humanitaires et conflits régionaux au Moyen-Orient ou en Afrique du nord saperont probablement plus encore la crédibilité des institutions internationales de maintien de la paix et de protection des droits humains. Que les capitales régionales considèrent Washington comme un partenaire peu fiable a ouvert la voie à la Russie, voire à la Chine, et accru la méfiance des pays arabes vis-à-vis des promesses américaines. Ces perceptions sont nées des avertissements non respectés en Syrie, du soutien retiré à Moubarak et à d’autres dirigeants arabes en 2011, de la prétendue réorientation vers l’Iran au détriment des traditionnels alliés sunnites et d’Israël et d’un sentiment d’abandon dû au rééquilibrage des relations américaines vers l’Asie.

• Dans le même temps, l’Iran, Israël et peut-être même la Turquie gagneront en influence sur leurs voisins respectifs mais resteront méfiants vis-à-vis des uns et des autres. La force croissante, les installations nucléaires et la politique agressive de l’Iran demeureront une source d’inquiétude pour Israël et les pays du Golfe. La dimension sectaire de la rivalité entre l’Iran et l’Arabie saoudite, qui contribue à
propager des discours incendiaires et des allégations d’hérésie dans toute la région, alimente cette inquiétude.

AFRIQUE SUBSAHARIENNE.

Les pratiques démocratiques ont gagné du terrain, les associations issues de la société civile se sont multipliées et l’exigence populaire d’une meilleure gouvernance est devenue plus pressante. Pourtant, beaucoup d’États africains dépendent encore de dirigeants autoritaires, de politiques paternalistes et du favoritisme ethnique. De nombreux leaders se montrent plus préoccupés par leur survie politique que par la nécessité de réformer, certains outrepassant même les limites de leur mandat. En maintenant des prix bas et en limitant les investissements étrangers, le ralentissement de l’économie mondiale représente une autre menace pour les progrès du continent. Même les pays ayant connu des avancées démocratiques restent fragiles et vulnérables à la violence qui peut surgir lors d’élections. Les tensions entre chrétiens et musulmans risquent aussi de dégénérer en conflits ouverts.

• Perspectives : Au cours des cinq prochaines années, les populations africaines, dont le nombre est en augmentation continue, seront plus jeunes, plus urbaines, plus mobiles, plus interconnectées, mais aussi mieux éduquées et plus désireuses d’être entendues. La rapidité de l’urbanisation mettra à l’épreuve les infrastructures et rendra plus visible la corruption des élites, ce qui alimentera l’insatisfaction des populations, déjà mécontentes du manque de services publics et d’emplois. De 75 à 250 millions d’Africains manqueront cruellement d’eau, ce qui entraînera probablement une émigration massive. Cependant, l’Afrique continuera d’être une zone d’expérimentation pour les gouvernements, les ONG et les individus travaillant à son développement. Les progrès des deux dernières décennies, comme l’augmentation de la classe moyenne, le dynamisme de la société civile et la propagation des valeurs démocratiques, indiquent un potentiel de croissance.
Asie du Sud. Au cours des cinq prochaines années, tandis que la Chine subira un ralentissement et que le reste du monde se trouvera plus ou moins en difficulté, l’Inde connaîtra une croissance économique extrêmement rapide. Mais les tensions internes liées aux inégalités et à la religion vont contrecarrer son développement. New Delhi continuera toutefois de faire profiter les plus petits États de l’Asie du Sud des bienfaits de sa croissance, par le biais de l’aide internationale et d’une meilleure connectivité à son économie, contribuant ainsi à faire du pays la principale puissance régionale. Les spectres de l’extrémisme, du terrorisme et de l’instabilité continueront de flotter sur l’Afghanistan et le Pakistan et de fragiliser les relations entre les différents pays de la région. La menace terroriste, incarnée par Lashkar-e-Toiba (LET), le Mouvement des talibans du Pakistan (TTP) ou Al-Qaïda et ses subordonnés, reste élevée dans la région, également concernée par l’expansion de Daech et l’adhésion à son idéologie. Un marché de l’emploi très compétitif associé à des discriminations contre les minorités contribuerait à radicaliser la jeunesse de la région, tout particulièrement compte tenu d’un déséquilibre démographique en faveur des hommes dans plusieurs pays.

• Perspectives : La qualité du développement indien dépendra de sa capacité à améliorer l’accès aux soins, son système sanitaire et ses infrastructures. Par exemple, le taux d’enfants malnutris est plus élevé en Inde qu’en Afrique subsaharienne. Si le Bangladesh, l’Inde et le Pakistan ne réussissent pas à offrir des emplois et une éducation aux populations urbaines grandissantes et si leurs dirigeants continuent de gouverner via des politiques identitaires, le populisme et le sectarisme vont prendre de l’importance. La santé, la sécurité alimentaire, les infrastructures et les conditions de vie se détérioreront à cause de la pollution, des tremblements de terre et des effets du changement climatique entraînant une irrégularité des moussons et une fonte rapide des glaciers. Cependant, l’ouverture de l’Asie du Sud au secteur privé, aux groupes communautaires et aux ONG créera les conditions d’une ère propice aux libertés individuelles, particulièrement si les gouvernements réduisent leur soutien aux groupes nationalistes qui encouragent la division.

ADLER , Alexandre et al 83-87 sur 359 PDF

Un texte de

Willy MARTIAL
INGÉNIEUR
EN SCIENCES DU DÉVELOPPEMENT.- INFORMATICIEN.- PROGRAMMEUR PC.- VÉRIFICATEUR.- CHERCHEUR EN DOCUMENTATION ÉLECTRONIQUES […] Le 2-01-2024 à 4:51 12’’portable : (+509) 33216857

“@L’avenir proche les tensions augmentent “

TOUS DROITS RÉSERVÉS
[email protected] téléphone 50948438136.

LE TOUT AU PLURIEL MAGAZINE NOUS SOMMES VOS YEUX ET VOS OREILLES.

About Harrys Michel

Harrys Michel
À propos de : Michel Hary Espoir - Formation : Licencié en Communication sociale - Profession : Professeur de Communication sociale, Journaliste, Animateur culturel, Analyste - Responsabilités : PDG du magazine Le Tout au Pluriel - Domaines d'expertise : Politique, Kabbalistes, Travail social - Contact : - Email : [email protected] - Téléphone : +509 48 43 81 36 / +509 55 48 92 39