Réhabilitation de Me Inel Torchon : Vers une demande de réparation historique face aux médias
Par Jeanne Joseph
Port au Prince Haïti
PORT-AU-PRINCE – Sept ans après avoir été au cœur d’une tempête médiatique,
Me Inel Torchon voit son honneur officiellement rétabli. Blanchi par le Conseil Supérieur du Pouvoir Judiciaire (CSPJ), l’ancien Commissaire du gouvernement passe désormais à l’offensive pour exiger réparation.
Un verdict sans appel du CSPJ
Le verdict est tombé dans un rapport publié le 8 avril 2026 : les instances judiciaires ont officiellement lavé Me Inel Torchon de tout soupçon. Cette décision vient clore un chapitre sombre ouvert en 2019 par Me Jean Wilner Morin, alors président de l’Association Nationale des Magistrats Haïtiens (ANAMAH), qui l’avait publiquement accusé de corruption.
Un honneur bafoué, une carrière entachée
Pour Me Torchon, le préjudice est immense. Au-delà de l’aspect juridique, c’est une véritable mort sociale qu’il a subie. La large diffusion de ces allégations, relayées sans relâche par les médias à l’époque, a causé des dommages moraux, matériels et professionnels jugés aujourd’hui incalculables.
L’exigence de vérité : Les médias face à leurs responsabilités
Fort de son innocence officiellement reconnue, l’ancien Commissaire ne compte pas s’arrêter là. Il exige désormais :
* Des excuses publiques et formelles.
* Une reconnaissance explicite des torts subis.
* Des rectifications immédiates de la part de tous les organes de presse ayant relayé les accusations de 2019.
Cette affaire soulève une question cruciale pour la démocratie haïtienne : celle de la responsabilité médiatique face à la présomption d’innocence. Pour Me Inel Torchon, le combat pour la justice ne sera achevé que lorsque son nom sera définitivement restauré dans l’opinion publique.
Par Jeanne Joseph
Port au Prince Haïti
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