Spiritualité Penser la relation au Divin : de l’isolement matériel à l’immanence spirituelle selon Aïvanhov

Spiritualité

Penser la relation au Divin : de l’isolement matériel à l’immanence spirituelle selon Aïvanhov

Concevoir Dieu non comme une entité lointaine, mais comme un espace d’existence absolu dans lequel nous sommes immergés. Tel est le paradigme spirituel proposé par le philosophe et maître spirituel Omraam Mikhaël Aïvanhov dans sa pensée du mercredi 4 novembre 2026. À travers une métaphore aussi quotidienne que percutante — celle des ustensiles de cuisine —, l’auteur met en lumière les pièges de la dualité et trace le chemin vers une véritable union intérieure.

Le piège de l’extériorité : l’être humain traité comme un « objet »

Pour beaucoup, la transcendance est synonyme d’éloignement. Nous avons tendance à imaginer le Divin à l’extérieur de nous, ce qui nous place automatiquement en dehors de Lui.
Aïvanhov utilise une analogie domestique pour illustrer le danger de cette posture : celle d’une cuisinière et de ses casseroles. Tant que nous croyons exister séparément du Divin, nous agissons comme des objets. Nous attendons d’être « utilisés » par une force externe, pour ensuite être laissés de côté une fois la tâche accomplie.

Cette vision fragmentée de la spiritualité engendre une souffrance existentielle profonde, marquée par trois illusions :
• Le sentiment d’abandon : À l’image de la vaisselle oubliée sur une étagère, l’être humain souffre d’un grand vide lorsqu’il ne se sent plus activement visité par la grâce.
• L’incompréhension face à l’épreuve : La croyance en la séparation pousse l’individu à qualifier les périodes de silence spirituel de « méchanceté » ou de « cruauté » divine.

• La dépendance passive : L’illusion d’être un simple outil implique que notre propre valeur dépend uniquement d’une action intermittente venant d’en haut.

Vers l’immanence : faire corps avec le Tout

Le cœur de cette pensée réside dans un retournement complet de perspective. Si les ustensiles subissent l’éloignement, c’est parce qu’ils possèdent une nature fondamentalement différente de celle de leur propriétaire. Pour échapper à l’intermittence de la foi, l’être humain doit changer de statut vibratoire et élever sa conscience.
Il ne s’agit plus de servir Dieu de l’extérieur, mais de s’éveiller à notre nature essentielle : nous sommes une composante organique du Tout.

Aïvanhov nous exhorte à concevoir notre existence comme une partie intégrante de la structure divine : « dans sa tête, dans ses organes, dans ses membres ». Cette vision fait écho aux grandes traditions mystiques : nous ne sommes pas des gouttes d’eau séparées de l’océan, nous sommes l’océan lui-même, manifesté dans une goutte d’eau.

Vivre l’union ininterrompue

Cette méditation offre une clé psychologique majeure. La sensation de solitude ou de vide spirituel n’est jamais le signe d’un retrait de la Source, mais le symptôme de notre propre sentiment de séparation.

En orientant notre esprit vers la certitude que nous respirons, vivons et évoluons en Dieu, la notion même d’oubli disparaît. L’être humain passe alors du statut d’instrument passif à celui de cellule vivante, consciente et éternellement unie à la Création.

Par Jean-Claude archile
Jérémy/le tout au pluriel magazine

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