ÉDITORIAL L’illusoire stratégie d’Erik Prince en Haïti : Quand la complaisance nourrit le terrorisme des gangs

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L’illusoire stratégie d’Erik Prince en Haïti : Quand la complaisance nourrit le terrorisme des gangs

L’effroyable embuscade du 18 octobre 2026 à Santo (Croix-des-Bouquets), s’est soldée par la capture et la disparition de soldats salvadoriens. Ce drame n’est pas un simple accident de parcours, mais la conséquence directe et prévisible d’une stratégie militaire erronée menée par Erik Prince et sa firme Vectus Global. En choisissant délibérément d’épargner la vie des chefs de gangs, les forces de sécurité privées et gouvernementales démontrent une naïveté coupable.

Cette démonstration de force sanglante contre la Force de répression des gangs (FRG) prouve une réalité amère : la capacité opérationnelle et l’audace des réseaux terroristes haïtiens demeurent intactes.

En refusant de couper la tête du serpent — c’est-à-dire le noyau central de la direction de ces gangs — Erik Prince protège de fait leur structure de commandement. Forts de cette impunité, les seigneurs de la guerre continuent d’avoir un accès illimité à une population prise en otage.

Ils maintiennent leur logique d’oppression en recrutant de force, au cœur des bidonvilles, de jeunes Haïtiens pour remplacer la chair à canon tombée lors des affrontements avec la police.
La sécurité ne reviendra jamais en Haïti par des compromis de couloir ou des demi-mesures tactiques. L’élimination physique et définitive des chefs de gangs est la condition sine qua non pour saper le moral de leurs troupes, briser le joug qui pèse sur les quartiers défavorisés, et restaurer la confiance indispensable d’une population prête à collaborer avec les forces de l’ordre.

Pourtant, cette indulgence suspecte envers les parrains du crime cadre étrangement avec l’agenda cynique du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé. Son gouvernement semble instrumentaliser le chaos ambiant, cherchant à orchestrer des élections contrôlées par les gangs pour s’assurer un maintien au pouvoir. Erik Prince est tombé à bras ouverts dans le piège politique d’une administration qui profite de l’anarchie. Ce faisant, il s’expose à la colère légitime du peuple haïtien, fatigué d’être exilé sur sa propre terre et dont l’unique rêve est de reconquérir sa dignité et ses foyers.

À l’échelle internationale, cette déliquescence sécuritaire menace directement la crédibilité de l’administration du Président Donald Trump, qui érige le contrôle rigoureux de l’hémisphère américain en priorité absolue. Comment Washington peut-il prétendre sécuriser la région si, à ses portes, des milices privées tolèrent des sanctuaires terroristes ?

Il est temps de rompre avec l’amateurisme et de prendre le taureau par les cornes. Haïti exige une véritable campagne de destruction massive et systématique des gangs, calquée sur l’offensive implacable menée par le Président Trump à Mossoul contre l’État Islamique. Les terroristes des Caraïbes ne méritent aucune concession, aucune négociation, aucun traitement de faveur. L’heure n’est plus aux patrouilles cosmétiques, mais au lancement immédiat de frappes ciblées et destructrices contre les bases terroristes en Haïti.

Écrit par :
Harry Espoir Michel
Journaliste Engagé, Directeur du journal
en ligne Le Tout au Pluriel Magazine.
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