Crise sécuritaire dans l’Artibonite : La population s’oppose au retrait des blindés
Alors que le climat sécuritaire demeure extrêmement précaire dans le département de l’Artibonite, une tentative de transfert des véhicules blindés de la Police Nationale d’Haïti (PNH) vers d’autres régions a provoqué une vive colère au sein de la population locale ce mardi.
Le ton monte dans le département de l’Artibonite. Ce matin, une scène de tension a éclaté lorsque la majorité des chars de la police, censés assurer la protection des citoyens contre la terreur des gangs, s’apprêtaient à quitter le département par voie maritime. Selon les informations recueillies sur place, ces équipements devaient être déployés en renfort dans d’autres juridictions du pays.
Un sentiment d’abandon à Marchand-Dessalines
Cette décision
a été perçue comme un véritable affront, particulièrement pour les habitants de Marchand-Dessalines. « Est-ce que les citoyens de Marchand-Dessalines ne sont pas des humains ? », s’indignent des résidents, rappelant que leur zone est totalement dépourvue de blindés malgré la persistance des menaces.
Pour les riverains, la question est simple : le problème de l’insécurité qui ronge l’Artibonite est-il déjà résolu pour que les autorités décident de retirer les rares moyens de défense disponibles ? Pour la majorité, la réponse est un « non » catégorique.
La population fait bloc
Face à ce qu’ils considèrent comme un abandon de l’État, les citoyens se sont mobilisés en masse. Par un mouvement de protestation spontané, la foule a bloqué le passage aux convois, s’opposant physiquement à l’embarquement des blindés sur le bateau.
Sous la pression populaire, les forces de l’ordre ont été contraintes de faire demi-tour. Les chars sont restés dans le département, le peuple affirmant qu’il ne tolérera aucun désengagement des autorités tant que la paix ne sera pas rétablie dans les communes de l’Artibonite.
À l’heure actuelle, la situation reste tendue et la Direction Départementale de la PNH n’a pas encore communiqué officiellement sur la suite des opérations.
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