Crise sécuritaire dans le Bas-Artibonite : Marchand-Dessalines se vide de ses habitants
MARCHAND-DESSALINES, le 31 mars 2026 – La cité historique de Marchand-Dessalines traverse une journée sombre. En ce mardi, un mouvement de panique générale a forcé des centaines de familles à abandonner leurs foyers pour fuir l’escalade de la violence des gangs armés.
## Un exode forcé vers Coupalen
Sous la menace directe des groupes armés, les habitants se sont dirigés en masse vers la localité de Coupalen, point de passage stratégique pour ceux qui tentent de rejoindre Saint-Michel de l’Attalaye. Cet itinéraire, bien connu des usagers de la zone, est devenu le dernier recours pour des citoyens désemparés cherchant un refuge précaire
loin du tumulte des armes.
## L’emprise du gang « Gran Grif » de Savien
La situation dans le Bas-Artibonite ne cesse de se dégrader. Selon les témoignages recueillis, les membres du puissant gang « Gran Grif », basé à Savien, poursuivent leur expansion territoriale sans rencontrer de résistance majeure. [Le gang Gran Grif de Savien fait des victimes à Marchand-Dessalines]
(https://lenouvelliste.com/article/255863/le-gang-gran-grif-de-savien-fait-des-victimes-a-marchand-dessalines) depuis plusieurs mois, multipliant les incursions dans les zones avoisinantes.
## Un sentiment d’abandon total
Au cœur de cet exode, le cri de détresse de la population est unanime : l’absence de l’État. Malgré les alertes répétées et la visibilité croissante des exactions, les autorités semblent impuissantes ou absentes. « C’est une tragédie pour le Bas-Artibonite. Chaque jour, les bandits avancent et l’État reste silencieux », déplore un habitant en route vers l’exil.
La région, autrefois grenier à grains du pays, est aujourd’hui plongée dans une insécurité chronique qui paralyse toute activité économique et sociale, laissant les citoyens livrés à eux-mêmes face à la terreur des groupes armés.
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