Massacre dans l’Artibonite : Le Mouvement Point Final fustige la « banalisation de la vie » et l’impuissance de l’État

Massacre dans l’Artibonite : Le Mouvement Point Final fustige la
« banalisation de la vie » et l’impuissance de l’État

ARTIBONITE – Dans la nuit du 28 au 29 mars 2026, la communauté de Jean Denis a été le théâtre d’une nouvelle boucherie orchestrée par les gangs armés. Entre guerre de chiffres et absence de réponse sécuritaire, le Mouvement Point Final, par la voix de son coordonnateur Ulysse Jean Chenet, dénonce un régime d’impunité et exige des comptes.
## Un bilan lourd et contesté
Le réveil a été brutal pour les habitants de ce quartier populaire de la vallée de l’Artibonite. L’incursion des groupes armés a laissé derrière elle un paysage de désolation : maisons incendiées et corps sans vie jonchant le sol.
Cependant, une polémique s’installe déjà sur l’ampleur du drame. Alors que les autorités locales recensent environ 70 morts, une trentaine de blessés graves et une cinquantaine de maisons détruites, les instances gouvernementales et la Police Nationale d’Haïti (PNH) avancent, de leur côté, un bilan de 16 victimes. Pour Ulysse Jean Chenet, Coordonnateur Général du Mouvement Point Final, cette bataille de statistiques est indécente : « Qu’il s’agisse d’une seule victime ou de dizaines, il est temps de mettre fin à cette violence. L’État a le monopole de la violence légitime ; s’il ne l’exerce pas, nous faisons face à un régime criminel », martèle-t-il.
## Un symbole bafoué : 39 ans de Constitution
Ce massacre intervient à une date hautement symbolique : le 39ème anniversaire de la Constitution du 29 mars 1987. Alors que la loi mère consacre le respect sacré de la vie, la réalité du terrain offre le spectacle d’une « profanation humaine » constante.
Le Mouvement Point Final pointe du doigt l’inaction flagrante des autorités et des forces de sécurité, tant nationales qu’internationales. Le coordonnateur soulève une série de questions qui restent, à ce jour, sans réponse :

* Où est passé l’état d’urgence sécuritaire ?
* À quoi servent la Task Force anti-gangs et ses drones kamikazes ?
* Qu’en est-il de l’efficacité des contrats privés de sécurité et de la présence, depuis près de deux ans, des troupes kenyanes ?
* Quel est le rôle réel de la Force Onusienne de Répression des Gangs (FRG) et des Forces Armées d’Haïti (FAd’H) ?

## Un appel à la démission
Face à ce qu’il qualifie d’« État failli », Ulysse Jean Chenet ne mâche pas ses mots à l’égard de l’exécutif. Il estime que la persistance des massacres sous la direction du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé est la preuve d’une incapacité chronique à protéger la population.
En conclusion, le Mouvement Point Final exige la démission en bloc de l’équipe au pouvoir. L’organisation appelle à la mise en place d’un nouveau gouvernement composé de citoyens « responsables et patriotes » capables de restaurer l’autorité de l’État. « La population haïtienne en a marre », conclut le communiqué, rappelant l’urgence d’une rupture avec le chaos actuel.

Contact Presse :
Ulysse Jean Chenet
Coordonnateur Général du MOUVEMENT POINT FINAL
Tél : (509) 4183 9811 / 4458 0309
Email : [email protected] / [email protected]

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À propos de : Michel Hary Espoir - Formation : Licencié en Communication sociale - Profession : Professeur de Communication sociale, Journaliste, Animateur culturel, Analyste - Responsabilités : PDG du magazine Le Tout au Pluriel - Domaines d'expertise : Politique, Kabbalistes, Travail social - Contact : - Email : [email protected] - Téléphone : +509 48 43 81 36 / +509 55 48 92 39
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