DOS AU MUR ! :
Il n’y aura pas d’intervention !
‘‘Pa gen wout pa bwa’’
Miami, 17 janvier 2024
‘Si les Ricains n’étaient pas là’
Ariel Henry dont c’est la dernière planche de salut peut bien en faire son deuil car on n’a jamais vu les États-Unis intervenir sur le plan extérieur pendant une année électorale voire avec autant d’incertitudes pour le pouvoir en place.
Idem pour la force d’intervention du Kenya puisque c’est sur décision américaine.
Voire si c’est Donald Trump qui l’emportait en novembre prochain.
Aussi, faut-il le dire autant de fois que possible, l’avenir d’Haiti est aujourd’hui entièrement entre les mains de ses enfants.
Et d’abord de ceux qui ont décidé d’y vivre contre vents et marées. Or ils ne peuvent y arriver qu’en mettant leurs forces en commun.
Comme nous venons d’entendre Moïse Jean Charles annoncer qu’il est prêt à s’allier à Guy Philippe.
Politicaillerie ? Opportunisme ? Or c’est la seule alternative. ‘Yon sèl nou fèb, ansanm nou fò.’ Oui c’est un vieux slogan du parti Lavalas mais c’est justement notre seule alternative. Un ‘tèt ansanm’ sans aucune considération partisane. L’union fait la force, vous connaissez ? Mais cette fois ce n’est pas un simple slogan dans la bouche de n’importe qui que c’est la seule alternative. Notre dernier recours. ‘No way out’.
Nous reprenons. Washington n’interviendra probablement pas en Haïti, voire quand l’Ukraine elle-même se voit mettre de côté par le Congrès, tandis que la crise Israël-Hamas-Gaza disparait lentement de l’actualité.
Les Etats-Unis n’ont qu’une seule préoccupation et occupation actuellement ce sont les présidentielles de novembre prochain. Donc la politique intérieure domine totalement. Deux sujets font la une : l’économie et, mais oui : l’immigration qui est le cheval de bataille d’un certain Donald Trump. Trop d’immigrants, vrai ou faux ? Mais c’est le thème, cela a toujours été facile d’accuser les autres de ses propres problèmes. De ses retards ?
En tout cas cessons donc de rêver. De ‘konte ze nan vant poul’. Soyons un peu plus pratiques pour une fois. ‘Si les Ricains n’étaient pas là’, non ce n’est pas une simple chanson (si l’on ne se trompe de Michel Sardou) mais pour nous aujourd’hui une réalité, une nécessité et une obligation.
Nous sommes ‘le dos au mur’. On doit faire comme ‘maître Jean Jacques’ pour ne pas se faire bouffer, broyer jusqu’au dernier par les gangs massacreurs occupant plus de la moitié du terrain. Et aux ordres d’on ne sait qui ? Mais ce n’est pas le moment pour les discussions byzantines, action first !
‘Pa gen wout pa bwa’ …
Moïse Jean Charles, qu’on a souvent considéré comme un opportuniste, eh bien cette fois semble montrer le chemin en se déclarant prêt à faire alliance avec Guy Philippe, celui-là même qui sort à peine de détention aux Etats-Unis pour blanchiment lié au trafic de la drogue …
Or qu’avons-nous d’autre ?
C’est ça ou la disparition.
Le préfet X de Léogane qui a fermé la voie à Guy Philippe eh bien il n’est pas dans la note, il faut au contraire rallier tout ce qui fait face aux gangs, ‘yon sèl nou fèb’, une seule et grande alliance avec tous les Jean Ernest Muscadin, commissaire du gouvernement de Miragoane qui tient tête depuis le début courageusement, ainsi que son alter ego des Cayes Me. Ronald Richemond … et envoyer au diable les manœuvres du gouvernement de facto pour nous diviser, il n’y aura pas d’autre solution. ‘Pa gen wout pa bwa.’
Jérémie, Cayes, Miragoane, Carrefour, Jacmel, Gonaïves sont sur le pied de guerre. ‘Ayanman ibo lele’.
Où est notre ‘Cité Soleil’ d’hier ?
En tout cas les Ricains ne viendront pas. Bien entendu le Kenya non plus. Et suivant les résultats des prochaines élections américaines, Haïti peut être condamnée à tout jamais à son sort …
Qui sait, celui d’une sorte de province du pays … d’Abinader !
Un texte de
Marcus Garcia
Haïti en Marche
17 Janvier 2024
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