

ÉDITORIAL : Nord-Ouest en agonie, État en vadrouille : Le grand mépris
Directeur de Le Tout au Pluriel
Jusqu’où ira l’indifférence ? Alors que le département du Nord-Ouest boit la tasse et s’effondre sous les eaux en furie, le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé semble avoir choisi son camp : celui du paraître, des voyages stériles et de la dilapidation des fonds publics.
À Saint-Louis du Nord, ce n’est plus une inondation, c’est un naufrage collectif. Les rivières ne se contentent plus de déborder, elles emportent avec elles le peu de dignité qu’il restait aux malheureux. Des maisons rayées de la carte, des bétails emportés vers la mer, des ponts sectionnés… et face à ce chaos, le silence assourdissant d’un chef de gouvernement qui préfère les vains discours et les contrats douteux à l’urgence de sauver des vies.
Comment peut-on parler de gouvernance quand, d’Anse-à-Foleur à Beauchamp, la population ne sait plus à quel saint se vouer ? Pendant que nos compatriotes dorment sous la pluie, les valises du Premier ministre sont prêtes pour un énième voyage inutile. On gaspille, on signe des « vieux contrats » à tour de bras, on se perd dans des mensonges de salon, pendant que la boue s’installe dans les chambres des citoyens.
Ce n’est plus de la négligence, c’est du cynisme. Alix Didier Fils-Aimé ne gouverne pas, il regarde ailleurs. Chaque centime gaspillé dans la « diplomatie de la frime » est une insulte aux victimes de Saint-Louis du Nord qui ont tout perdu.
Le Nord-Ouest n’a pas besoin de vos promesses de papier. Il a besoin de secours, de ponts et de respect. Monsieur le Premier ministre, cessez de radoter sur les estrades et regardez les rivières du Nord-Ouest : elles transportent la colère d’un peuple qui refuse de mourir dans l’oubli pendant que vous dilapidez son avenir.
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