La République Dominicaine est en train de fragiliser l’existence des Nations Unies et profaner la déclaration Universelle des droits de l’homme sur l’Ile d’Haïti.
Il faut dire que ce comportement de xénophobie que les dominicains cultivent depuis bien avant la création des Nations Unies à partir de la période dictatoriale de Trujilio dans les années 30. A noter que ce Dictateur raciste et machiavélique a fait massacrer en 1937 près de 32 000 haïtiens qui vivaient sur les Frontières haïtiano-Dominicaines , spécialement à Dajabon, aux environs de la rivière massacre qui fait l’object des conflits actuels entre la République Dominicaine et la République D’Haïti, sous prétexte que les noirs qui ne peuvent pas prononcer le mot Persil correctement en espagnol doivent être exécutés et massacrés, sous prétexte qu’ils sont des haïtiens.
Depuis un certain temps, les élites dominicaines et les ultra nationalistes dominicains cultivent cette forme d’anti haïtianité pour assainir et raffiner la pigmentation sociale et ethnique de la république dominicaine. Les politiciens dominicains exploitent généralement cette question d’haïtianophobie dans leurs campagnes électorales pour arriver au pouvoir.
Sur le plan social, à l’école , les noirs en république dominicaine sont très marginalisés et défavorisés.
Sur le plan économique, les entrepreneurs noirs n’ont pas d’accès à certains avantages incitatifs. Quand un noir arrivé à gravir le sommet du secteur économique dominicain , on le considère comme un noir américain.
Sur le plan juridique, la République dominicaine a légalisé l’apatridie , la xénophobie, l’haïtianophobie et le racisme à travers l’arrêté 168-13 pris en 2013 pour dénationaliser près de 500 000 dominicains noirs d’origine haïtienne à partir de 1929.
Pour dire que la République Dominicaine représente une menace pour l’existence des Nations Unies et provoque des cas de violation flagrante de la déclaration Universelle des Droits de l’homme sur l’île d’Haïti.
La République Dominicaine n’a aucun respect pour les conventions internationales sur les relations internationales et binationales .
La construction unilatérale du mur sur la Frontière est une violation flagrante du Traité du 21 janvier 1929 sur la délimitation des Frontières haïtiano-dominicaines.
La construction des canaux d’irrigation , des barrages hydrauliques , des arqueducs et d’autres ouvrages sur certaines rivières binationales par la République Dominicaine sans l’intervention du Gouvernement haïtien est une violation du protocole d’accord du 20 février 1929 sur l’exploitation des ressources binationales en eau sur l’île d’Haïti par la République Dominicaine.
Donc, aujourd’hui , les décisions prises par le Président Dominicain, Luis Abinader contre le peuple haïtien suite à la construction du Canal de Ouanaminthe sur la rivière massacre pour arroser les sols arabes du Nord-Est pour favoriser le développement agricole dans la région du Nord-Est est une violation flagrante des conventions internationales sur les relations binationales et les traités et les protocoles signés entre les deux Républiques de l’île d’Haïti.
Ce comportement du Président dominicain doit interpeller la conscience des pays membres du conseil de sécurité des Nations Unies et les organisations internationales des droits humains à réagir et à prendre des décisions fermes contre la République Dominicaine qui représente une menace pour la paix , la démocratie et les droits humains en Amérique Centrale et dans les Caraïbes.
Sur ce, avant qu’il soit trop tard , le Mouvement Point Final demande au Conseil de Sécurité des Nations Unies à agir vite et à prendre promptement des sanctions contre la République Dominicaine dans la crise haïtiano-dominicaine suite à la construction du Canal d’irrigation de Ouanaminthe sur la rivière Massacre, un fait qui favorisera largement le développement agricole dans le grand Nord d’Haïti et à y combattre la faim et la malnutrition qui constitueraient un pas important dans la mise en Oeuvre de l’ODD des Nations Unies sur l’Ile d’Haïti.
Écrit par
Ulysse Jean Chenet Rédacteur ltp,
Coordonnateur général du Mouvement Point Final.
(509) 4183 9811 / 4458 0309
TOUS DROITS RÉSERVÉS [email protected] téléphone
509 48438136.
LE TOUT AU PLURIEL MAGAZINE NOUS SOMMES VOS YEUX ET VOS OREILLES.
Le tout au pluriel Magazine Magazine socio-culturel