L’ÉLÉVATION DE LA MENACE TERRORISTE

L’ÉLÉVATION DE LA MENACE TERRORISTE

Écrit par

Willy MARTIAL INGÉNIEUR EN SCIENCES DU DÉVELOPPEMENT.- INFORMATICIEN.- PROGRAMMEUR PC.- VÉRIFICATEUR.- CHERCHEUR EN DOCUMENTATION ÉLECTRONIQUES […] Le 22-01-2024 à 3:00 am 17’’portable : (+509) 33216857

• “Au cours des deux prochaines décennies, le déploiement maritime d’armes nucléaires par l’Inde, le Pakistan et peut-être même la Chine militarisera peu à peu l’océan Indien. La présence de plusieurs puissances sans doctrine claire quant à la gestion des incidents maritimes impliquant des navires équipés de lanceurs nucléaires augmentera le risque d’escalade accidentelle. Jusqu’à présent en Asie du Sud, les ogives nucléaires n’étaient pas stockées avec les missiles. L’appareillage d’ogives nucléaires sur des missiles déployés en mer supprimera donc une soupape de sécurité.”

L’ÉLÉVATION DE LA MENACE TERRORISTE

La menace terroriste s’élèvera dans la mesure où les capacités de destruction offertes aux États, aux groupes ou aux individus se diversifient. De nombreux conflits irrésolus associés aux nouvelles technologies de l’information permettent aux terroristes de recruter et d’agir à grande échelle, ce qui constitue une évolution dans la nature de la menace. Le terrorisme tue moins de personnes dans le monde que les crimes ou les maladies, mais la possibilité que de nouvelles armes atterrissent entre les mains d’individus désireux de commettre des attentats de dimension apocalyptique est réelle. Malgré sa faible probabilité, la possibilité d’un tel évènement devrait encourager une coopération internationale accrue sur cette question.

Les terroristes continueront à justifier leur violence par leurs propres interprétations religieuses, mais plusieurs facteurs sous-jacents entrent également en ligne de compte. Au niveau national, l’effondrement des structures étatiques dans la plupart des pays du Moyen-Orient a ouvert un espace pour les extrémistes. Le conflit par procuration entre l’Iran et l’Arabie saoudite alimente également le sectarisme entre chiites et sunnites, certains groupuscules se subdivisant encore à cause de différences religieuses. En outre, la dénonciation de l’« hégémonie occidentale » reste un cri de ralliement pour certains groupes impatients de s’attaquer à l’« ennemi lointain ».

• Même si la terre d’élection du terrorisme fluctuera probablement, l’essor du nationalisme religieux et la fracture entre chiites et sunnites envenimera la situation à court terme, sans espoir d’apaisement avant 2035. La combinaison d’idéologies puissantes, comme le jihadisme et le salafisme de Daech ou d’Al-Qaïda, dans une région ayant subi un profond et rapide bouleversement politique après plusieurs générations de gouvernements autoritaires et dans un contexte de disparités économiques, crée un maelstrom favorable à l’éclosion de la violence. L’activisme chrétien et musulman en Afrique centrale, bouddhiste en Birmanie et l’extrémisme hindutva en Inde continueront d’alimenter le terrorisme et les conflits.

• Les extrémistes chercheront à exploiter la colère et à lier les injustices perçues à une identité commune, renforçant ainsi l’identité religieuse dans certaines parties du globe. En raison d’une plus grande connectivité à l’information, de la faiblesse des États dans la plupart des pays en développement et de l’augmentation de l’isolement dû à l’effondrement du travail traditionnel dans les pays développés, la religion deviendra de plus en plus souvent pourvoyeuse de sens et de continuité. Des bouleversements rapides associés à un environnement politique et économique incertain, si ce n’est instable, encourageront de nombreuses personnes à adopter des idéologies et des identités pour donner du sens et un sentiment de continuité à leur vie.

• Tous les progrès des technologies de l’information, qu’il s’agisse de l’impression et de la Bible de Gutenberg au XV e siècle ou de l’invention d’Internet en 1989, ont permis aux contenus religieux d’être diffusés plus largement. En effet, les religions sont des idéologies qui transcendent les frontières et sont souvent plus importantes au quotidien que l’autorité de l’État. La grande majorité des croyants demeureront pacifiques, mais ceux qui nourrissent des visions extrémistes trouveront facilement des disciples et des recrues vulnérables grâce aux technologies de l’information. La plupart des religions du monde, y compris le christianisme, l’islam, le judaïsme, le bouddhisme et l’hindouisme, possèdent des éléments de doctrine favorisant l’exclusion des non-croyants pouvant être exploités par des extrémistes.
Au-delà de la religion, des facteurs psychologiques et sociaux peuvent pousser certains individus à rejoindre une entreprise terroriste et aider des groupes extrémistes à recruter et à maintenir leur cohésion.

• Un certain niveau d’isolement vis-à-vis de la culture dominante, du processus démocratique ou des bénéfices économiques.

• Des liens ethniques et de parenté , qu’il s’agisse de réseaux professionnels, sociaux ou familiaux, et le désir d’aventure, de célébrité ou d’appartenance.

• La « dénationalisation » , c’est-à-dire la perte de connexion avec sa communauté d’origine, de jeunes migrants vivant dans les villes européennes, combinée à l’absence de possibilité ou d’intérêt à adopter une nouvelle identité.

• Les tensions ethniques et religieuses (au-delà des conflits actuels) notamment entre Malais et Thaï en Thaïlande, musulmans et bouddhistes en Birmanie, chrétiens et musulmans au Nigeria.

La technologie constitue un outil à double tranchant. D’un côté, elle facilite les communications, le recrutement, la logistique et la dangerosité des terroristes. De l’autre, elle fournit aux autorités des moyens de plus en plus sophistiqués pour identifier et circonscrire des menaces, quand les populations l’autorisent. Mais la technologie continuera aussi à permettre à des acteurs non gouvernementaux de dissimuler leurs activités et leur identité. Par exemple, l’utilisation d’outils numériques permettant de perturber les réseaux électriques aurait des conséquences catastrophiques, entraînant la mort d’individus. Les technologies de la communication seront également essentielles pour les acteurs non gouvernementaux qui les utiliseront pour recruter de nouveaux membres, financer leurs opérations et diffuser leur message. Les progrès technologiques faciliteront également l’élimination des obstacles techniques à une attaque d’envergure à l’aide d’armes de destruction massive ainsi que l’acquisition d’armes conventionnelles par les groupes terroristes.

• La technologie risquera de décentraliser davantage la menace qui pourrait par exemple passer d’une organisation comme Al-Qaïda à une mouvance fragmentée. Cette tendance est un défi pour les dispositifs anti-terroristes et transformera la dimension stratégique des futurs complots terroristes.

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ADLER,Alexandre et al
De 89 à 92 sur 359 P. le monde 🌍 en (2020) 2035…”Le futur ordre mondial en jeu “@2084 la fin du monde auteur BOUALEM SANSAL GALLIMARD “ESCALADE”

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À propos de : Michel Hary Espoir - Formation : Licencié en Communication sociale - Profession : Professeur de Communication sociale, Journaliste, Animateur culturel, Analyste - Responsabilités : PDG du magazine Le Tout au Pluriel - Domaines d'expertise : Politique, Kabbalistes, Travail social - Contact : - Email : [email protected] - Téléphone : +509 48 43 81 36 / +509 55 48 92 39