L’illusion du changement : l’appel stérile
à la conscience des dirigeants
Par : Marcel Poinsard Mondésir
Publié le 9 août 2026
Face à la crise qui ronge le pays, Marcel Poinsard Mondésir livre un réquisitoire sans concession. Il dénonce l’illusion d’un peuple qui s’obstine à réclamer une conscience morale à des dirigeants qui en sont totalement dépourvus.
Le constat de l’égarement
Ne pas chercher la vérité là où elle ne se trouve pas ;
Ne pas chercher la sérénité là où elle ne se trouve pas ;
Ne pas chercher la droiture là où elle ne se trouve pas ;
Ne pas chercher la rigueur là où elle ne se trouve pas ;
Ne pas chercher la passion là où elle ne se trouve pas.
À partir de ces préceptes, une évidence s’impose : nous autres, Haïtiens, nageons en pleine illusion. Nous persistons à interpeller constamment le chef du gouvernement sur des questions intimement liées à ces valeurs fondamentales.
L’impossible dialogue
Le cœur du problème réside dans l’incompatibilité totale entre les attentes légitimes du peuple et le profil de ceux qui le dirigent. Comment peut-on rationnellement croire qu’un individu écervelé — livré, de surcroît, à la cocaïne
— puisse un seul instant saisir la portée, ainsi que la charge sociale, morale et éthique de telles expressions ?
Exiger des vertus d’État là où règnent l’incompétence et les vices est une quête vaine. C’est cette même illusion qui prolonge l’impasse nationale.
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