Réflexion sur la 78ème Assemblée Générale de l’ONU

La 78ème assemblée générale de l’ONU a mis en lumière la démesure qui gangrène cette institution internationale respectée. Entre les guerres meurtrières, les conflits d’intérêts des puissances militaro-économiques, l’émergence des BRICS en quête de conquêtes et d’alliances territoriales, et le réveil agité de certains pays africains face aux efforts désespérés d’un Secrétariat général en perte de crédibilité, il est clair que ce n’est pas le monde qui est en crise, mais l’autorité mondiale incarnée par l’ONU.

Les maîtres du Conseil de Sécurité, les anciens colonisateurs, et les exploiteurs mondiaux semblent incapables de s’adapter au nouveau monde en quête d’équité et de bien-être partagé. La mondialisation ne peut trouver son sens que dans la recherche du bonheur global, comprenant la paix, la sécurité et un cadre de vie propice à tous, partout et en permanence. Il existe un risque élevé de retour à une diplomatie arrogante et de grossièretés vulgaires, ressemblant aux relations sauvages et égoïstes qui ont conduit aux deux guerres mondiales précédentes.

De plus, Haïti est devenue un dossier épineux au sein de l’ONU. Les États-Unis semblent connaître des échecs partiels dans leurs nouvelles tentatives, et il n’y a aucun signe que la Russie et la Chine soient prêtes à lever leur droit de veto pour autoriser une force multinationale vers Haïti. Le contentement du Premier Ministre illégal Ariel Henri, ainsi que celui de ses partisans, est une autre forme de démesure. Il n’y a aucune justification valable pour l’envoi de cette force.

De plus, les relations diplomatiques entre Haïti et le Kenya, qui souhaite diriger la force expéditionnaire, mettent en évidence la faiblesse excessive de la diplomatie haïtienne. Les ambassades d’Haïti au Maroc et au Sénégal semblent inopérantes en Afrique, malgré le fait que l’histoire africaine a des liens profonds avec Haïti.

Enfin, il est important de noter qu’Ariel Henri a réussi un coup médiatique opportuniste en rejoignant la mouvance populaire pour la construction du canal de la rivière Massacre depuis la tribune de l’ONU. Cependant, il semble que sa position soit teintée de peur et de calcul politique plutôt que d’un véritable engagement envers ces travaux publics.

En somme, la démesure et l’incapacité des acteurs internationaux à répondre aux défis mondiaux sont clairement exposées lors de cette 78ème assemblée générale de l’ONU.

Écrit par Pierre Robert Auguste de Gonaïves

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