Souke Panyen: Culture loisirs et Société Éducation devant
Desdunes:
Décidément, Kay Holbens, à Desdunes s’érige en lieu de culte au service de tous ceux et toutes celles en quête d’un exutoire au beau milieu de ce tohu-bohu que connaît le pays depuis des lustres. Chaque jeudi, à 5:00 heures de l’après-midi, le rendez-vous s’impose.
Souke Panyen, rapport du 16-01-25
Ce jeudi 16 janvier 2025, par devant un public composé de professeurs, pasteurs, étudiants, élèves, musiciens, avocats… M. William POMPILUS a présenté une conférence autour du thème: « L’engagement, un devoir civique et moral qui définit l’humanité. » À côté de lui, s’est assis le modérateur Chrisvinan JOSEPH.
Avant de rentrer de plein pied dans l’exposé, il a pris le soin de saluer la bravoure et l’esprit d’appartenance à leur terroir natal de tous les Desduniens et de rendre un hommage à certaines personnalités ayant posé des actes d’engagement au profit de la communauté. Parmi lesquelles, on peut citer: M. Jacques DIJON.
Après quoi, il a enchaîné avec une définition du mot engagement qu’il voit comme une nécessité issue de la responsabilité de tout homme, pour ensuite le présenter tant dans son aspect que dans son évolution.
En ce qui concerne l’aspect, il a traité la question d’engagement sur le plan politique, social, écologique, économique, religieux… tout en appuyant son argumentaire sur des actions et des citations d’une pléthore d’écrivains, de poètes, d’hommes politiques et de chanteurs…
Par exemple, pour parler d’engagement contre le colonialisme, il a cité Césaire, Diderot, Roumain, Edouard Glissant; quant à l’engagement religieux, il s’est référé à Lamartine; et à l’engagement social et politique, les noms de Emile Zola, Tiken Jah Fakoly, Bob Marley et tant d’autres lui ont tenu compagnie…
En ce qui à trait à l’évolution du mot engagement, M. POMPILUS a jeté son dévolu sur une approche occidentaliste, plus précisément française, en présentant le cheminement du mot depuis le XVIe siècle jusqu’au XXe siècle. En passant par Rabelais, Montaigne, Du Bellay, Corneille, Voltaire, Hugo, Albert Camus…
Pour lui, s’engager demeure un impératif à tout individu. On ne saurait se concevoir sans les autres. En tant qu’homme, nous devons nous intéresser à tout ce qui se passe dans le monde.
À dessein de conclure, M. POMPILUS invite le jeune haïtien en general et celui de Desdunes en particulier à modeler sur ces gens-là et sur nos ancêtres également qui ont marqué l’humanité de par leur engagement.
Après avoir acclamé l’enseignant pour son exposé, le modérateur a ouvert la voie aux questions, aux suggestions, aux ajouts… C’est ainsi qu’est venue de lui la première question consistant à demander à M. POMPILUS pourquoi a-t-il choisi de se référer autant à des étrangers alors qu’il existe des haïtiens qui ont œuvré dans ces mêmes domaines également, alors pourquoi ne pas les citer pour adapter le travail à la réalité haïtienne. Il a apprécié la question modestement et a admis que cela reste une limite à son travail. Laquelle limite qu’il a su bien expliquer à quoi elle est dûe.
Le débat est animé. M. Davidson PHILIPPE a souligné le côté subjectif du mot engagement; Me. Jacques-Bry JOSEPH a énumèré les différents types de morales; Pasteur Mc Evens THERMITUS a résumé succinctement l’exposé en ces phrases : la passivité est l’ennemi numéro du développement. Il a considéré aussi que l’intervenant a fait un appel à la conscience collective.
À la question de M. Wisly SAÜL sur comment expliquer l’universalité de l’engagement et quelles en sont ses limites? M. POMPILUS a répondu en ces termes : tout engagement qui tend vers le bien commun reste universel. Et s’engager, c’est déjà pousser les limites.
Sans oublier M. Markès JEAN-BAPTISTE qui a elaboré largement sur la morale et le devoir, pour lui la responsabilité marche de paire avec s’assumer. Les interventions ont multiplié : M. Lovely PHILIPPE depuis les Etats-Unis d’Amérique a posé, à travers la voix du Me. Stralbendjy MERCEDAT trois questions à l’intervenant; M. DIJON a fait des recommandations… enfin, par anticipation, Mlle Darline VILSANT a cantonné le « joyeux anniversaire » accompagnée du grand public à l’egard de notre ami Godson FALAISE qui avait à célébrer sa naissance le lendemain. Et ce soir-là, le chocolat est considéré comme champagne et le pain comme gateau. Merci Madame Daphcar VILSANT de les préparer soigneusement!
Par :
Chrisvinan JOSEPH
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