Souke Panyen/ Haïti-Culture/Bonjour Desdunes/Bonjour Le Monde,Voici Le Rapport de la Conférence du Jeudi 18 Septembre 2025(Souke Panyen) présentée par Le rev.pasteur Marc Evens Thermitus:

Souke Panyen/
Haïti-Culture/Bonjour Desdunes/Bonjour Le Monde,Voici Le Rapport de la Conférence du Jeudi 18 Septembre 2025(Souke Panyen)
présentée par Le rev.pasteur Marc Evens Thermitus:

Le sujet est ainsi conçu: L’urgence de l’heure : un nouveau concept de l’intellectualité pour une nouvelle Desdunes.

Dès 3 heures de l’après-midi, pour être plus précis, le ciel s’obscurcissait peu à peu. Quelques minutes après, il pleuvinait déjà. Ah! Hésitations! C’est la saison pluvieuse. Il y a lieu de redouter une pluie torrentielle, quand on se rappelle que ce jour coïncide au 18 septembre 2004 rappelant le cyclone Jeanne, le plus dévastateur que le département ait jamais enregistré.Les messages de motivation pullulent: Chrisvinan et Holbens en remplissent la plateforme de Souke Panyen.

Le sujet s’annonce à la fois captivant et percutant. D’aucuns ont eu tort de penser qu’ à travers ce sujet, Desdunes serait sur toutes les lèvres comme une récitation d’école primaire, s’attendant à ce que ses problèmes structurels soient évoqués. Tel n’était pas le cas, mais ce qu’ils entendaient ce jour là a plu d’avantage à leurs oreilles.

Soulignons qu’une soif intense de savoir s’exprimait alors trop clairement : par un après-midi si mauvais, personne n’aurait pu oser croire que Souke Panyen allait pouvoir mobiliser autant de gens. Tandis qu’il faisait un temps de chien, n’ayant pas favorisé les déplacements, les invités, amis et habitués arrivaient l’un après l’autre au fil des minutes.

À mon arrivée, il était exactement 5 h 22, on ne pouvait compter que quelque 10 personnes dans la salle. À ce moment-là, il pleuvait à grosses gouttes.Chose étonnante, moins de trente minutes après, l’espace était rempli d’un beau monde.

Après les salutations d’usage, l’invocation du Tout- Puissant, le rappel du sujet, il fallait faire place à l’intervenant. Somptueusement vêtu, ce dernier empoignait un classeur dans lequel il écrivait ce qui aurait pu constituer la préface, l’introduction et le premier chapitre d’un immense ouvrage qui pourrait être intitulé  » L’urgence de l’heure, un nouveau concept de l’intellectualité pour une nouvelle Haïti ». Car si la modestie oblige à restreindre le cadre, en considérant le cas de Desdunes pris isolément, le sens de la responsabilité citoyenne devrait nous porter à étendre cette conception toute nouvelle de l’intellectualté sur le pays dans son entièreté.En effet, Desdunes est à l’image d’Haïti.

D’entrée de jeu, le conférencier, qui entend continuer ses séances formatives, s’empresse d’exposer le plan de son travail. Ce jour- là, c’était lui le maître et nous autres les apprenants: voilà ce qui confirmait sa méthode magistrale qu’il avait annoncée au tout début de sa prise de parole.

On était tous amenés à reprendre certaines définitions et à répondre à quelques questions, en vue de s’assurer qu’il ne prêchait pas devant une banquette.

En bon enseignant, il a eu soin de définir l’objectif de la séance: amener les desduniens à comprendre la nécessité d’améliorer leur être afin de mieux servir.
Comme un professeur de techniques de dissertation qui se connait en la matière, Pasteurissime s’est mis à identifier et à expliquer, non sans exiger la participation de l’auditoire, les termes clés du sujet :
a) L’urgence de l’heure : Dans une démarche méthodologique rigoureuse, l’ intervenant a du situer son travail dans le temps et dans l’espace. Ainsi le sujet se circonscrit dans ce moment bien précis et dans cet endroit bien spécifique (Desdunes)
b) Concept de l’intellectualité : cela évoque l’ensemble des caractéristiques (attitudes et comportements) propres à un intellectuel. Autrement dit, ce sont des qualités auxquelles se reconnaît l’être amélioré.

Loin d’être quelque chose factice ou fortuit, l’intellectualité se reconnaît grâce à ses composantes: le savoir, la culture, la critique, l’éthique, l’engagement.
Chaque composante indique une attitude, un comportement et une aptitude propres à différencier l’intellectuel du commun des mortels.

1- Le savoir : capacité de réflexion abstraite, d’analyse et de synthèse ;
2- La culture : le goût pour l’art, la lecture, la philosophie ;
3- La critique : capacité à interroger, à analyser en profondeur;
4- L’éthique : le sens du devoir, de la justice et de la vérité ;
5- L’engagement : prise de position sur les enjeux sociaux.

Un silence quasiment complet pourtant trop bruyant même s’est emparé de la salle. Chacun a pu réaliser qu’on s’est absolument leurré sur qui est vraiment un intellectuel. Tellement de gens se vantent de l’être.

Le conférencier va plus loin pour assigner un rôle à l’intellectuel : celui d’interpréter les faits avec rigueur ; de défendre les valeurs humaines ; d’éclairer la société tant par la parole que par l’écrit. Loin d’être un type qui se replie sur lui-même, l’intellectuel est un veilleur qui ne se conçoit pas en dehors de la société. C’est, en outre, quelqu’un qui propose des visions pour l’avenir.

Rappelant les quotients intellectuel (QI), d’adversité (QA), social (QS), économique (QE), émotionnel (QE) qui sont intrinsèques à l’intellectuel, l’homme de la concision et de la précision s’est arrêté un tout petit peu sur le dernier quotient pour refuser le titre d’intellectuel à quiconque n’est pas en mesure de s’abstenir du sport pénial. À ce compte, il a fait la lecture d’un texte relativement long dont le titre devrait être: »le pouvoir illimité du vagin ». Quiconque lit entre les lignes pourra ramener le texte à sa plus simple expression en ces termes : la tyrannie du vagin ne s’incline que devant ceux qui arrivent à pouvoir dompter leurs émotions. »

Quelle aberration de se mettre en tête que pour être intellectuel, il suffit de franchir les barrières de l’université !
Tout ce qui a été dit précédemment ce n’était que partie remise. Il est venu pour le formateur le moment d’attirer l’attention de l’auditoire sur deux points importants :
1- Les problèmes liés à l’intellectualité mal orientée: perte de la vocation de servir au risque de devenir un instrument de division et d’inutilité sociale. Ce qui engendre inévitablement une déconnexion de la réalité, l’arrogance, le refus de se remettre en question, la prétention, la compromission, la perversion de la pensée, le silence complice, qui est une forme de participation aux malversations.
2- Caractéristiques de la plupart de nos soi-disant intellectuels vivant à Desdunes.
Observateur minutieux, Pasteur Marc Evens s’est évertué à trouver les termes propres, suivant un certain ordre d’importance, pour camper ces usurpateurs:

a) Pas d’achat d’ouvrage, donc pas d’assiduité dans la lecture ni de pratique de la langue de Voltaire, notre seule langue de recherche.

d) Sécheresse dans les échanges, faute de diction, d’intonation; une lexique pauvre; les écrits sont parsemés de fautes grammaticales et syntaxiques;
c) orgueil sec, confinement dans leur maigre savoir, absence d’assertivité ;
d) Ils ont maille à partir avec ceux qui excellent dans la langue de Molière ;
e) Leur mode de pensée ne diffère point de celui des profanes;

f) Ils sont discourtois, impolis,malotrus. Pourtant, dans leur impertinence, ils n’ont qu’une attente: briguer des postes élevés sans être cultivés.

Ces genres d’intellectuels peuvent-ils contribuer au développement de Desdunes ? Voilà la question lancée par l’orateur? La réponse est censée être connue de tous.

Par souci de scientificité, le directeur de L’institution Mixte Jacques Roumain propose un nouveau concept d’intellectualité raffinée en vue de la transformation de Desdunes. Cela sous-entend la prise de position de quelqu’un qui, mis à part sa formation universitaire,réunit tous les facteurs incontournables qui puissent faire de lui un être amélioré. Il est donc urgent, à son avis,pour tout un chacun de commencer par se demander à quel point on en est exactement.

Malgré le temps imparti pour le discours était arrivé, les yeux étaient encore rivés sur le conférencier comme pour lui dire à la manière de Chimène: « un si beau discours ne se peut trop entendre » ( P. Corneille, Le Cid).

Le public avait apprécié l’intervention par un tonnerre d’applaudissements.
Était venu le tour de Madame Rachelle Mayer pour la présentation de la rubrique »Bon à Savoir ». C’étaient vraiment des choses à savoir absolument pour jouir d’une bonne santé.

Il se fait tard,certes, mais une telle séance ne saurait ne pas susciter des questions. La première a été posée par Maître Nisson Jean- Baptiste :1- Que dites-vous de ceux’ qui ne pratiquent pas les choses de l’esprit? Selon Pasteurissime, le maître devrait reprendre classe, rappelant pour c

rappelant pour ce dernier que l’intellectuel est quelqu’un dont l’idée et l’action contribuent à l’édification de la société.
Napoléon, quant à lui, avait enchaîné par une remarque : si l’on se réfère aux dires de l’intervenant, il n’y a pas d’intellectuel dans nos murs.

De l’avis de Maître Marès Jean-Baptiste, il faut une révolution intellectuelle.
Nitchesky a eu à poser la question qui suit: Est-ce que ce nouveau concept d’intellectualité peut aider à relever les défis majeurs ? Le conférencier a donné une réponse assez brève : Ce travail colossal doit être l’œuvre de tous les desduniens transformés.

Enfin, la prière qui devait clôturer la séance a été prononcée par le fameux Pasteur de l’église adventiste. Et chacun se dirigeait vers la table pour déguster le plat servi à l’occasion.

Écrit par :
Pompilus William, rapporteur

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Harrys Michel
À propos de : Michel Hary Espoir - Formation : Licencié en Communication sociale - Profession : Professeur de Communication sociale, Journaliste, Animateur culturel, Analyste - Responsabilités : PDG du magazine Le Tout au Pluriel - Domaines d'expertise : Politique, Kabbalistes, Travail social - Contact : - Email : [email protected] - Téléphone : +509 48 43 81 36 / +509 55 48 92 39