Tribune : Le politologue Rubens Bazil appelle la jeunesse haïtienne à une mobilisation de conscience
PORT-AU-PRINCE – Face à l’effondrement multidimensionnel de l’État et à l’inefficacité des interventions internationales, le politologue Rubens Bazil sort de sa réserve. Dans une analyse sans concession publiée ce 17 avril 2026, il exhorte les forces vives de la nation, et particulièrement la jeunesse, à rompre avec la passivité pour reprendre en main le destin d’Haïti.
Par la Rédaction du Journal En ligne Le tout au pluriel magazine
L’heure n’est plus aux négociations stériles ni à l’attente de solutions providentielles venues d’ailleurs. C’est le message central porté par Rubens J. Level Bazil. Dressant un constat alarmant d’une nation qui « s’enfonce chaque jour un peu plus dans le désordre », le politologue pointe du doigt un contraste saisissant : pendant que l’insécurité asphyxie les quartiers et que l’économie s’effondre, une frange de la classe politique continue de s’enrichir sur les décombres de l’État.
La fin de l’illusion internationale
Pour Rubens Bazil, le cycle des missions internationales et des interventions étrangères est une voie sans issue. « Combien de fois devrons-nous revoir le même scénario, avec les mêmes promesses et les mêmes échecs ? » s’interroge-t-il. Selon lui, ces interventions n’ont fait que renforcer un système corrompu au profit d’une minorité, sans jamais poser les bases d’une stabilité pérenne.
Le constat est lucide et tranchant : personne ne viendra sauver Haïti à la place des Haïtiens.
Un appel à l’action organisée
Loin d’être un simple cri de colère, cette prise de position est un appel à la mobilisation structurée. Le politologue définit des cibles claires contre lesquelles la jeunesse doit se dresser :
* L’impunité qui protège les criminels au détriment des innocents.
* La complicité de ceux qui tirent profit du chaos actuel.
* La division interne qui fragilise la résistance citoyenne.
* La dépendance vis-à-vis de l’extérieur.
## « S’organiser pour ne pas sombrer »
Rubens Bazil tient toutefois à lever toute ambiguïté : la mobilisation ne doit pas être synonyme de chaos. « Se mobiliser ne veut pas dire tomber dans le désordre. Le réveil consiste à s’organiser, à s’unir et à agir avec conscience », précise-t-il.
Il conclut en exhortant les citoyens à rejeter la peur et la résignation. Pour le politologue, le salut national passera nécessairement par une organisation rigoureuse des forces vives dans chaque quartier et chaque commune du pays. Un véritable contrat social que seule une jeunesse libérée de ses chaînes pourra mener à bien.
Contact pour la presse :
Rubens J. Level BAZIL
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