Fermer le Robinet du Sang, Ouvrir la Porte de l’Espoir : Un Impératif d’Action pour Haïti
Par Reynald Orival
Président de l’Initiative Citoyenne pour
le Changement
Coordonnateur adjoint ECO-MS
En Haïti, la simple indignation est devenue un luxe que nous ne pouvons plus nous offrir. Si manifester, dénoncer et condamner les actes de barbarie qui ensanglantent notre quotidien demeure nécessaire, ces réactions émotionnelles sont aujourd’hui largement insuffisantes. La survie de la nation exige une transition brutale de l’émotion vers l’action structurée, cohérente et déterminée.
1. Le retour de l’autorité régalienne :
Une obligation, non un choix
Dans toute société civilisée, la sécurité des vies et des biens n’est pas une faveur accordée par les dirigeants, mais un droit fondamental. L’État détient le monopole de la violence légitime. Il a l’obligation impérieuse de garantir ce droit à travers des institutions fonctionnelles et impartiales.
C’est à l’État, et à lui seul, qu’incombe la responsabilité d’empêcher quiconque de s’arroger un droit de vie ou de mort sur autrui. Sans un système judiciaire fiable pour arbitrer les conflits et sanctionner le crime, il ne peut y avoir ni ordre, ni paix, ni société viable.
2. La primauté du droit comme socle de stabilité
Le respect des lois est le contrat social qui nous lie. Lorsque des individus défient l’ordre public par la violence, le pouvoir légal doit opposer la force du droit à la force illégale. Laisser prospérer l’impunité, c’est acter la démission de l’État. Renoncer à l’autorité de la loi, c’est condamner la population à une insécurité perpétuelle et à l’arbitraire.
3. L’inaction politique : Le terreau de la criminalité
Le drame haïtien ne réside pas seulement dans l’existence du mal, mais dans l’absence flagrante de volonté politique pour le combattre. Chaque crime ignoré et chaque violence banalisée renforcent les racines du chaos.
L’expansion des réseaux criminels est le résultat direct d’une défaillance dans l’ADN de nos élites politiques et économiques. Ce manque de vision et de courage a permis à l’insécurité de s’institutionnaliser, faute d’avoir été stoppée à sa source.
4. La sécurité : Un droit sacré et inaliénable
Il est temps de rappeler une vérité fondamentale : la sécurité est un droit sacré. Elle ne peut être négociée, ni reléguée au second plan des agendas politiques. Un gouvernement incapable de protéger ses citoyens échoue dans sa mission la plus élémentaire et perd, de fait, sa raison d’être.
5. La souveraineté citoyenne face à la défaillance de l’État
À qui appartient le pouvoir, sinon au peuple ? Lorsque les institutions se dérobent, les citoyens ont non seulement le droit, mais le devoir de s’organiser pour exiger la garantie de leurs libertés fondamentales.
L’autorité ne tire sa légitimité que de sa capacité à protéger. Si ceux qui exercent le pouvoir ne peuvent garantir la vie et les biens sur le territoire, ils perdent tout droit à l’obéissance. Il appartient désormais à chaque citoyen engagé de devenir l’architecte du changement pour que, demain, la porte de l’espoir s’ouvre enfin sur une Haïti souveraine et sécurisée.
Par Reynald Orival
Président de l’Initiative Citoyenne pour
le Changement
Coordonnateur adjoint ECO-MS
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