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SOUKE PANYEN, rapport du 17 juillet
2025:



Dans un contexte de crise marqué par l’indifférence , l’anti-patriotisme , un laisser-faire dévastateur et l’absence de vision des politiques est né une lueur d’espoir. Un espace où les réflexions sont poussées à l’extrême . Les sujets ne sont plus tabous .De sa genèse à nos jours , SOUKE PANYEN , reste fidèle à sa trilogie « RÉFLEXION, ACTION,TRANSFORMATION » et devient un temple de démocratisation de la parole savante et transformatrice au sein duquel des intellectuels et des débatteurs passionnés avisés se donnent rendez-vous tous les jeudis , 5 PM, pour réfléchir et échanger non pas dans un souci de guerre d’égos et de verbalisme vide mais dans l’intention d’aborder par le truchement de l’agir communicationnel les réalités sociales , politiques, éducatives, économiques pour ne citer que celles-là ,et leurs multiples facettes cachées où peu abordées pour arriver au stade de la matérialisation susceptible de provoquer la transformation globale , réelle et durable de toutes les sphères d’activités de la société dont rêve chaque digne fils et fille de Jean-Jacques DESSALINES, père de la nation haïtienne.
C’est dans cette perspective que SOUKE PANYEN a eu l’honneur d’inviter , le jeudi 17 juillet 2025, Karl SAINTIL, journaliste et apprenti diplomate, à apporter sa part de la parole savante à l’exemple de tous ses prédécesseurs. En effet, le jeune journaliste a choisi , en ce plein mois de juillet correspondant à l’occupation américaine, d’aborder les ingérences états-uniennes en Haïti dont le thème de la conférence a été ainsi formulé « L’occupation américaine et ses conséquences sur la vie sociale en haïti . De 1915 à nos jours ».
Le coup d’envoi a été donné par une lecture de la diplomatie haïtienne pendant la moitié du 19ème siècle qualifiée par le conférencier de Non-dominante mais assez développée à l’époque,avant de rentrer de plein pieds dans le thème de la conférence.
M. SAINTIL, a contextualisé le débarquement des américains sur le sol haïtien en faisant d’abord référence à un terme utilisé dans le monde diplomatique appelé « DIPLOMATIE DE LA CANONNIÈRE » qu’il définit comme étant l’utilisation par un pays de ses puissances millitaires afin de forcer un autre pays militairement faible à faire ce qu’il veut.D’après ses propos,c’est cette forme de diplomatie qu’avait utilisée les États-Unis, puissance millitaire incontestée de l’époque, pour envoyer ses troupes au pays dont l’objectif premier était de protéger ses intérêts à soi menacés par l’expansion de certaines puissances présentes dans toute la région. À cet effet, pour mieux atteindre leur objectif, les américains opéraient des changements visant à perturber toute la structure institutionnelle haïtienne dont le plus déterminant fut la rédaction d’une nouvelle constitution pour l’occupé attribuant aux étrangers le droit de posséder des terres en Haïti , droit prohibé par les constitutions antérieures en particulier celle de 1805 rédigée par l’empéreur JACQUES 1er.
M. SAINTIL, continue pour expliquer que pendant toute la durée de l’occupation , le choix et l’installation des présidents se faisaient par l’occupant lui-même. Ce, pour mieux s’assurer que le contrôle des finances et le vol systématique des réserves d’or à la banque nationale haïtienne , appelée banque de la république d’Haïti aujourd’hui,soient effectifs. Un climat de terreur qui n’avait rien à envier aux pratiques esclavagistes avant 1804 comme le viol , d’exécutions sommaires d’opposants fut installé. Ce fut la plus grande gifle de l’histoire de la jeune nation.Estime,M. SAINTIL .
M. SAINTIL, croit que l’occupation américaine ne fut pas une simple invasion étrangère mais a laissé derrière elle des séquelles graves tant sur le plan économique que politique.
• L’impact économique
Pendant toute la période de l’occupation ,les États-Unis contrôlaient les finances publiques d’Haïti , exploitaient pour leur compte les terres des paysans qu’ils chassaient et volaient les réserves d’or estimées à une valeur de 500.000 dollars américains à l’époque, une valeur qui pourrait augmenter de manière exponentielle aujourd’hui . Et l’économie nationale en souffre amèrement!
• du point de vue politique
des modalités troublées dans le choix des présidents et la rédaction de la nouvelle constitution Haïtienne par les États-Unis tout en y insérant de nouvelles dispositions contraires à celles établies par l’ordre constitutionnel Haïtien avant l’occupation laissent une image de rapport dominé et dominant d’Haïti face aux États-Unis qui reste encore visible dans les pratiques politiques anti-Haïtianiste . Et pour illustrer ses dires, M. SAINTIL, a fait référence aux dirigeants politiques haïtiens qui sont toujours influencés par l’oncle SAM dans leurs décisions et a pris l’exemple frappant du feu président jovenel MOÏSE forcé par Washington à faire abstention lors du vote sur la validation des élections vénézuéliennes à la 48 ème assemblée générale de l’organisation des états américains ( OEA) en 2018.
Après plus de trois quarts d’heure de présentation, les ajouts, les commentaires et les questions étaient nombreux.
• Magistrat Oriol THOMAS, a sans ménagement, exprimé ses réserves au conférencier de n’avoir pas touché certaines dates compte tenu du fait que l’occupation avait duré 19 ans et lui a demandé « En quoi la géopolitique actuelle peut nous aider à comprendre les motivations américaines sur la vie politique d’Haïti? »;
• Professeur,Iderlens JEAN-BAPTISTE ,a fait remarquer au conférencier qu’il n’a pas mentionné les sources de son travail , n’a pas présenté le plan de la conférence et a omis d’apporter des explications sur les conséquences sociales de l’occupation américaine sur Haïti mentionnées pourtant dans la formulation du thème de la conférence ;
Davidson PHILIPPE, a tenu d’abord à féliciter le conférencier qu’il dit être son ami de longue date et a ajouté pour l’assistance que le temps n’est plus aux accusations de l’étranger des malheurs d’Haïti mais à l’autocritique constructive, que si nous voulons combattre véritablement les ingérences étrangères nous devons commencer par mettre dans les postes clés qu’il faut , les hommes et femmes qu’il faut, a t-il renchéri;
•Révérend Marc-evens THERMITUS( PASTEURISSIME) a tenu à adresser ses compliments au conférencier pour s’être considérablement amélioré et à apporter une précision sur une question de concision qu’a soulevée Davidson en lui rappelant que cela n’implique en aucun cas que l’on ne doit pas accorder la parole à qui en fait la demande ou l’on doit enlever la profondeur d’une approche mais à la réduction des verbes et expressions dans le but d’écourter les phrases évitant ainsi les répétitions. Pour rappel , le révérend THERMITUS s’est donné depuis quelques pour mission de défendre la langue française et d’inciter les jeunes écoliers et les intellectuels à la pratiquer en leur donnant régulièrement des séances de formation y relatives. La concision, la mise en garde contre l’utilisation de l’intelligence artificielle(IA) sont entre autres les points déjà développés dans le cadre de son vaste programme;
•Me. Markès JEAN-BAPTISTE, a fait plusieurs remarques dont la plus pertinente a été celle rappelant au conférencier qu’il n’a pas parlé de la confrontation entre les noirs et mulâtres de 1915 à 1935;
•Nitchiesky PHILIPPE, a demandé au conférencier « existe-t-il des évidences solides et directes montrant que les USA aident HAÏTI à sortir de ses crises? »;
Rose-Lourdes JEAN, se référant aux citoyens passifs et actifs abordés par le conférencier dans son exposé pour lui demander d’établir la différence entre ces deux catégories;
Me. Stralbendjy MERCEDAT,demandant au conférencier « Dans quelle mesure une diplomatie plurielle peut s’avérer nécessaire dans l’amélioration des crises politiques et sociales en Haïti »?
La séance a pris fin avec les mots de remerciements et l’annonce de la prochaine réunion._
Préparer par
Archeley gardy ISRAËL
Modérateur / Rapporteur
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