L’inculture est un crime : quand l’absence de lecture aliène l’esprit

L’inculture est un crime : quand l’absence de lecture aliène l’esprit

Par J.A. Jean-Pierre | Entre les Lignes Mag ([email protected])

L’homme qui ne lit pas se L’inculture est un crime : quand l’absence de lecture aliène l’esprit

Par J.A. Jean-Pierre | Entre les Lignes Mag ([email protected])

L’homme qui ne lit pas se condamne à la manipulation. Faute de repères intellectuels, il devient une marionnette, une silhouette passive qui accepte l’humiliation pour tenter de se tailler une place. Si cette réalité n’est pas absolue, l’histoire et la littérature démontrent que l’ignorance demeure le plus sûr vecteur de notre propre aliénation.

De la comédie humaine à l’émancipation par les mots

Dans son autobiographie Les Mots, Jean-Paul Sartre confie avoir été manipulé durant son enfance par son grand-père, sa mère et son environnement. Prisonnier d’un amour hypocrite et de carcans religieux, il s’est vu contraint de jouer la comédie, évoluant dans la peau d’un personnage qui n’était pas le sien.
Pourtant, Sartre avouera plus tard sa planche de salut : les livres. Ce sont les mots qui lui ont permis de s’émanciper, de décoder la complexité de la nature humaine et de mesurer la bêtise des hommes lorsqu’ils tombent dans la crédulité et l’ignorance.

Rédemption chez Dostoïevski vs implacabilité de Shakespeare

Le contraste est encore plus saisissant dans Crime et Châtiment, le chef-d’œuvre de Fiodor Dostoïevski paru en 1866. À chaque page, le lecteur explore les méandres d’une pensée littéraire aussi majestueuse qu’obscure, mettant à nu la condition humaine dans sa quête d’exaltation, de justice et de rédemption.
Le protagoniste, Raskolnikov, assassine son usurière, convaincu que sa détresse financière prévaut sur la vie d’autrui. Ce premier meurtre en entraîne un second, plongeant le jeune homme dans une déchéance morale qu’il pensait pourtant surmonter par un acte qu’il jugeait
« supérieur ». En humaniste chrétien, Dostoïevski dote son personnage d’une conscience transcendante : le châtiment est d’abord intérieur, avant que le coupable ne se soumette à la justice pour être sauvé de la perdition.

William Shakespeare se montre nettement moins généreux. Dans ses tragédies, il n’accorde de rédemption ni à Hamlet, ni à Claudius. Le dramaturge anglais rappelle que certaines personnes ne se repentent jamais, pas même face à la mort. Elles traversent l’existence en empoisonnant la vie d’autrui, détruisant la leur par la même occasion.

L’ignorance, matrice de la malveillance politique

La déficience intellectuelle et l’inculture constituent le terreau des mauvais gouvernants. Elles attisent la haine et déclenchent le mal en cascade. Un esprit ignorant devient rapidement le domaine de la malveillance.

À force de ne se préoccuper que des pulsions matérielles et primaires — le ventre et le bas-ventre —, en abandonnant le cœur et l’esprit, l’individu se transforme en un être crédule. Il devient incapable de se forger un jugement propre, aveuglé par l’inculture. C’est précisément cet aveuglement que le philosophe anglo-américain Thomas Paine qualifiait de crime.

Il s’agit d’un crime au sens propre : en renonçant à penser, on se tue soi-même tout en tuant les autres. L’existence humaine est intrinsèquement liée à celle de ses semblables. Notre passage sur Terre n’a de sens que parce qu’il est connecté à d’autres vies. Et la plus belle manière d’apprendre cette vérité fondamentale demeure, encore et toujours, la fréquentation des bons livres.

Tous droits réservés Le tout au pluriel magazine nous sommes Vos yeux et vos oreilles. à la manipulation. Faute de repères intellectuels, il devient une marionnette, une silhouette passive qui accepte l’humiliation pour tenter de se tailler une place. Si cette réalité n’est pas absolue, l’histoire et la littérature démontrent que l’ignorance demeure le plus sûr vecteur de notre propre aliénation.

De la comédie humaine à l’émancipation par les mots

Dans son autobiographie Les Mots, Jean-Paul Sartre confie avoir été manipulé durant son enfance par son grand-père, sa mère et son environnement. Prisonnier d’un amour hypocrite et de carcans religieux, il s’est vu contraint de jouer la comédie, évoluant dans la peau d’un personnage qui n’était pas le sien.
Pourtant, Sartre avouera plus tard sa planche de salut : les livres. Ce sont les mots qui lui ont permis de s’émanciper, de décoder la complexité de la nature humaine et de mesurer la bêtise des hommes lorsqu’ils tombent dans la crédulité et l’ignorance.

Rédemption chez Dostoïevski vs implacabilité de Shakespeare

Le contraste est encore plus saisissant dans Crime et Châtiment, le chef-d’œuvre de Fiodor Dostoïevski paru en 1866. À chaque page, le lecteur explore les méandres d’une pensée littéraire aussi majestueuse qu’obscure, mettant à nu la condition humaine dans sa quête d’exaltation, de justice et de rédemption.
Le protagoniste, Raskolnikov, assassine son usurière, convaincu que sa détresse financière prévaut sur la vie d’autrui. Ce premier meurtre en entraîne un second, plongeant le jeune homme dans une déchéance morale qu’il pensait pourtant surmonter par un acte qu’il jugeait
« supérieur ». En humaniste chrétien, Dostoïevski dote son personnage d’une conscience transcendante : le châtiment est d’abord intérieur, avant que le coupable ne se soumette à la justice pour être sauvé de la perdition.

William Shakespeare se montre nettement moins généreux. Dans ses tragédies, il n’accorde de rédemption ni à Hamlet, ni à Claudius. Le dramaturge anglais rappelle que certaines personnes ne se repentent jamais, pas même face à la mort. Elles traversent l’existence en empoisonnant la vie d’autrui, détruisant la leur par la même occasion.

L’ignorance, matrice de la malveillance politique

La déficience intellectuelle et l’inculture constituent le terreau des mauvais gouvernants. Elles attisent la haine et déclenchent le mal en cascade. Un esprit ignorant devient rapidement le domaine de la malveillance.

À force de ne se préoccuper que des pulsions matérielles et primaires — le ventre et le bas-ventre —, en abandonnant le cœur et l’esprit, l’individu se transforme en un être crédule. Il devient incapable de se forger un jugement propre, aveuglé par l’inculture. C’est précisément cet aveuglement que le philosophe anglo-américain Thomas Paine qualifiait de crime.

Il s’agit d’un crime au sens propre : en renonçant à penser, on se tue soi-même tout en tuant les autres. L’existence humaine est intrinsèquement liée à celle de ses semblables. Notre passage sur Terre n’a de sens que parce qu’il est connecté à d’autres vies. Et la plus belle manière d’apprendre cette vérité fondamentale demeure, encore et toujours, la fréquentation des bons livres.

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Harrys Michel
À propos de : Michel Hary Espoir - Formation : Licencié en Communication sociale - Profession : Professeur de Communication sociale, Journaliste, Animateur culturel, Analyste - Responsabilités : PDG du magazine Le Tout au Pluriel - Domaines d'expertise : Politique, Kabbalistes, Travail social - Contact : - Email : [email protected] - Téléphone : +509 48 43 81 36 / +509 55 48 92 39
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